27 juin 2010

Tout ce qui a commencé doit finir


It's the end of the world as we know it
It's the end of the world as we know it
It's the end of the world as we know it and I feel fine

Oui cher lecteur, le sujet de cet article, comme tu dois t'en douter (après tout, il est intitulé d'après la catchphrase de la conclusion la plus décevante de l'histoire du cinéma. Que je ne nommerais pas. Ceux qui comprendront, comprendront. Ceux qui ne comprendront pas ne perdent rien. Tout le monde est content!) c'est donc la Fin. Enfin plutôt la fin. N'en faisons pas trop, car rassure toi, il reste encore de nombreuses aventures à raconter, ce blog a encore quelques articles à vivre, et tu as encore de nombreuses heures à rire aux éclats à la lecture de mes pépites littéraires. Néanmoins, me voilà de retour en France, phare des Nations, patrie des Droits de l'homme, pays de la liberté, berceau des Lumières, et surtout, surtout!, là ou je suis né. Une réussite que l'on pourrait qualifier de jamais égalée, on est bien d'accord.
Enfin bref, me voilà de retour. Le moment idéal pour un petit bilan de cette année n'est ce pas? J'aurais bien fait une liste des choses que je n'ai pas aimées, et des choses qui m'ont apporté un bonheur sans limites, mais la première de ces listes seraient trop courtes, et la deuxième trop longue. En vrac, donc, quelques pensées :
  • Erasmus, c'est génial. Nuff said.
  • J'aurais voulu dire que je me sentais comme Daniel. Out of the lion's 'Deen. Mais je suis sûr que personne ne comprendra le jeu de mot. Dommage pour la Bible, Bob Marley et les abréviations britanniques.
  • Un des principaux enseignements de cette année, c'est que les kilts, c'est la classe. Je sais, tu en doutes, mais je suis que les vrais n'oseront pas me contredire.
  • Les policiers français ont réussi à nous faire regretter la courtoisie britannique exactement 2 minutes après avoir posé pied sur le sol français. Pas un bonjour, pas un merci, pas un au revoir. Bienvenue chez toi!
  • Pouvoir regarder des films sans avoir besoin de sous titres, ça pète. Rien que pour ça, partir à l'étranger ça vaut le coup.
  • Un demi de bière ne contient quasiment rien à boire.
  • Après 9 mois de I Gotta Feeling, écouter Twistin' The Night Away en boîte est comme un énorme soulagement pour mes pauvres oreilles. Et de fait gommer le gros point noir de cette année : les Black Eyed Peas, ça craint. Surtout quand c'est la 4ème fois en une soirée
  • Les minijupes, ça craint aussi. Aberdeen, la fin de l'innocence.
  • Être français, c'est cool. Être française, ça l'est moins. Question de réputation quoi...
  • Quand tu dis "Sorry" à quelqu'un que tu bouscules à la FNAC, les gens te regardent bizarrement. Conditionnement quand tu nous tiens...
  • Partir au Royaume Uni , ça permet aussi d'apprendre le français. Enfin un certain français approximatif. Qu'après tu ressors à tes amis et ils te comprennent pas. Moment de solitude.
En résumé, c'était bien.

D'ailleurs, je voudrais remercier tous mes amis, garçons et filles, et la personne (qui se reconnaitra) qui est encore à définir, malgré 9 mois de recherches intensives sur le sujet. Ce fut une année plus qu'excellente, et chacun d'entre vous a marqué ma vie à jamais. Bon ok j'en fais trop. Vous avez été vaguement intéressants. Par moments. Enfin, heureusement que j'étais là pour relever le niveau. De rien, de rien, ça m'a fait plaisir. Je vous kiffe grave les amis (l'alsacien, le BG à la barbe rousse, le tox de la Croix Rousse, la belge qui sait pas faire de l'ironie, la parisienne qui rigole trop, le pakish et son whisky, et Ponyo, of course. Et Jennifer, je pense que cette fois j'arriverai à me souvenir de toi...). Presque autant que je kiffe mon lit à 2 places. C'est dire. Désolé pour les gens qui n'avaient pas la chance d'être là, et qui n'ont pas compris un broc de ces dernières phrases, mais les gens concernés méritaient bien un petit hommage. XOXO


21 mai 2010

I believe I can fly, I believe I can touch the Skye



On the road again
Goin' places that i've never been
Seeing places that I may never see again
And I can't wait to get on the road again

Oui cher lecteur, ici cette chanson, une fois n'est pas coutume, ne constitue pas une métaphore foireuse. En effet, la dernière péripétie en date de cette palpitante année a été un joyeux road trip. Enfin, cela n'empêche pas qu'encore une fois, le jeu de mot du titre est... disons "pas top".
Prenant notre courage à deux mains, nous (c'est à dire quelques amis et moi. Oui oui, tu as bien lu, j'ai des amis. Erasmus, where amazing happens) avions donc décidé de louer un véhicule terrestre à moteur (blague de juriste. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, en gros c'est une blague qui a deux particularités : il faut avoir fait des études de droit pour la comprendre, et même quand c'est le cas, tu ne rigoles pas. Parce que ce n'est Absolument. Jamais. Drôle.) et de tracer notre route à travers la verdoyante Ecosse, direction the Isle of Skye, sur la côte ouest du verdoyant pays susnommé.

Nous voilà donc partis, tout heureux dans notre magnifique Nissan Qashqai à la couleur dont les qualités esthétiques sont quelque peu contestables (d'aucuns diraient "à gerber". Mais je ne suis pas homme à tomber dans de telles extrémités). Mais puisqu'une image est toujours mieux qu'un long discours (sauf pour les aveugles bien évidemment. Mais statistiquement, assez peu d'aveugles passent sur ce blog. C'est un public très difficile à conquérir.) voilà une jolie photo de notre fringante monture. Au passage, tu peux remarquer Christophe, conducteur officiel et exclusif de ce weekend, et qui est comme tu peux le constater très fier de sa voiture.


Evidemment, le fait qu'il en soit fier ne l'a pas empêché de mener une guerre sans merci contre les trottoirs gauches, même si les raisons qui ont pu le conduire à de tels actes de haine incontrôlée restent à cette heure encore à éclaircir. Evidemment, le manque d'habitude de conduire du côté gauche de la route pourrait être une explication*, mais tant de violence doivent surement cacher quelque chose de plus grave (que celui qui a dit "une homosexualité refoulée" se dénonce! Personne? Ah bah ça devait être moi alors.) En bref, il est heureux que nous ayons eu un 4x4.
Quoi qu'il en soit, un des premiers enseignements que ce voyage nous a apporté, c'est que prendre la route en Ecosse n'est pas une activité demandant un sens de l'orientation extrêmement développé. En effet, la plupart du temps, il n'y a qu'une route. Vallonnée, certes, mais néanmoins unique. En fait, c'est comme si on avait tourné que deux fois dans tout le voyage. Deux intersections en 185 miles de trajet, reconnait que ça fait peu.
Arrivée donc à Kyleakin, charmante bourgade juste après le charmant pont reliant la charmante Ecosse à la non moins charmante Ile de Skye. Ce joyeux bourg, comme toute ville écossaise qui se respecte, a pour principale attractions quelques ruines. C'est fort beau.


Et, en plus, un port plus que surchargé, comme en témoigne cette photo :


Malgré cette folle animation, ça n'empêche pas de faire de jolies photos.


Une fois nos affaires déposées dans notre auberge (oui, nous avions réservé une chambre, la probabilité de trouver un McDonald's ouvert 24/24 à Kyleakin étant étrangement faible. Comme quoi la mondialisation n'est pas encore partout. Amazing.) Retour dans notre Nissan Qashqai pour faire connaissance avec l'objet de notre voyage : le paysage. Et, dès le début, on n'a pas été déçus par une sauvagitude que n'aurait pas renié Byron Sully (néologisme suivie d'une référence culturelle douteuse. Cette phrase va rentrer directement au hall of fame des moments de honteux de ce blog.).



Après cette alléchante mise en bouche, retour au crépuscule (vers 22h donc. Oui parfois, vivre autant au nord procure de réels avantages) à Kyleakin. Et là, c'est le drame. Enfin presque. Notre ami Christophe, pourtant d'ordinaire d'un naturel débonnaire, est pris d'un accès de rage soudaine, et décide de foncer sur Maman Mouton, Papa Mouton et Bébé Mouton qui traversaient gentiment la route, et ce malgré les cris de frayeur répétés de nous autres pauvres passagers. Heureusement, retrouvant la raison, notre brave conducteur décida de les éviter, et prétexta qu'il les avait vu depuis le début et qu'il maitrisait parfaitement le véhicule. Ne voulant pas contrarier un tel danger, qui de plus tenait notre vie à tous entre ses mains, nous n'osâmes pas le contredire, mais il est clair que nous n'en pensions pas moins. Heureusement, Christophe étant aussi un photographe de talent, on lui pardonne :


Le lendemain, départ matinal (si si, c'est vrai!), vers la première destination de la journée : la distillerie Talisker, plutôt renommée chez les amateurs de whisky. Enfin il paraît. Parce qu'elle était fermée. Heureusement, nous ne sommes jamais à court d'idée, et reprenons la route vers Talisker Bay. De là, assez peu à dire. Moutons, beauté du paysage, moutons, mer, moutons. Et encore moutons.







Si tu te demandes ce que fait la personne sur la 4ème de ces photos, et si cela a un rapport avec un quelconque besoin de satisfaire un besoin naturel induit par son réflexe gastro-colique, je ne peux te répondre. Je ne connais pas cette personne.
Et tiens, en bonus, un petit aperçu de la route pour rejoindre cette magnifique baie. Là encore les moutons sont rois.

video

Une fois les yeux emplies de toute cette beauté, qui transparait malgré tout bien mal dans ces quelques clichés, nouvel objectif : Dunvegan Castle. Demeure ancestrale du clan Macleod of Macleod. Et, anticipant l'interrogation qui va surement te venir à l'esprit, non cette fois ce n'est pas un clin d'oeil à une série télévisée à la qualité discutable. C'est vraiment le domaine des Macleod. Par contre, encore une fois, j'anticipe : pas de Duncan dans leur arbre généalogique. C'est regrettable.
Dunvegan Castle donc. Magnifique château s'il en est. Enfin je crois. Parce que, forcément, on a choisi d'y venir en pleine rénovation. Donc au final, c'est comme si un Enfant de Don Quichotte avait décidé de quitter le Canal Saint Martin pour se ressourcer dans sa résidence secondaire. Heureusement, le parc entourant le château est très agréable, tout comme la vue depuis les remparts.





Dernière péripétie de notre voyage, mais non des moindres (et je pèse mes mots) : la fameuse balade en bateau sur Loch Dunvegan (Votée "One of the Best UK Days Out" par The Sunday Times Travel Magazine. Impressionant n'est ce pas?). Admirons tout d'abord notre fière embarcation :


Eric Tabarly aurait été jaloux, je n'en doute pas. Mais, outre l'ivresse de la navigation, le réel but de cette épopée est la visite aux colonies de phoques. Et là, c'est vraiment magique. C'est tellement cool comme animal un phoque.



Après cet instant de totale communion avec la nature, c'est malheureusement l'heure du retour vers Aberdeen. Sur le chemin du retour arrêt à un autre château dont le nom m'échappe totalement (d'ailleurs, si quelqu'un peut me le retrouver, il aura droit à ma reconnaissance éternelle. Enfin peut être pas éternelle. Mais je serais reconnaissant quand même hein, je me fous pas de vous.) En tout cas, encore une fois, c'était beau.


En plus, ça a donné l'occasion à mes amis de prendre une magnifique pose que n'aurait pas reniée la troupe du Splendid au moment où ils ont arrêté d'être drôles.

(Je sais ce que tu penses lecteur : tu te dis que tu trouvais les photos de phoques plus sexy. Et je ne peux t'en blâmer.)

Après un voyage de retour sans histoires, mais malgré tout plein de discussions hautement philosophiques, nous retournâmes à nos foyers respectifs, quelque peu déçus que ce weekend se termine, mais des souvenirs inoubliables pleins la tête. Et ça c'est beau.

Précision morale : au cas où tu en doutes, Christophe n'est ni un danger public au volant, ni un psychopathe, ni un tueur de mouton en puissance, ni même un homosexuel refoulé. Ce n'est que de l'humour bien évidemment. A aucun moment je n'ai cru mourir. Que demander de plus? Et d'ailleurs, je voudrais le remercier pour ses photos, puisque la moitié de celles présentées ici sont issues de l'union de son appareil et de son indéniable talent. Vraiment, quel homme...

_____________
* Une notion assez difficile à assimiler, je le reconnais volontiers. Heureusement, les britanniques sont des gens prévoyants :

9 avril 2010

Un schtroumpf vert, c'est la jaunisse


Love and happiness
Something that can, make you do wrong
Make you do right, love

Parfaite introduction pour un weekend à Dublin n'est-il pas? Car, tu l'auras deviné (Enfin peut-être. 83% des gens à l'intellect normalement développé devraient comprendre. True story) le point commun entre le (mauvais, je l'avoue) calembour servant de titre, ce brave Al Green, et la patrie d'Oscar Wilde, de Pierce Brosnan, de Sinead O'Connor et de la Guinness (l'Irlande, pour ne pas la nommer) , c'est la couleur verte. D'accord, tout cela est légèrement tiré par les cheveux, ne sois pas désagréable s'il te plait.

Nous nous envolâmes donc une belle après midi de mars, pleins de joie, d'espoir, et de confiance dans un futur radieux. Evidemment, si nous avions su ce qui allait se passer par la suite, il est certain que nous aurions été bien moins réjouis...* Après un vol sans histoire, et un atterrissage du plus haut inconfort (certains l'ont même appelé "le pire atterrissage du monde". Mais, étant donné que nous étions vivants, je pense que ce qualificatif est légèrement exagéré.) nous voilà à Dublin!

1ère étape, la recherche de l'auberge de jeunesse du soir, en prenant un bus plein à 80% de français, bruyants, et portant tous des chapeaux de leprechauns. Vraiment, ces touristes sont insupportables. Heureusement, une gentille irlandaise nous indiqua cordialement où nous devions descendre. Evidemment, ces indications se sont avérées fausses, et il a fallu une bonne quinzaine de minutes de marche en plus pour trouver. Le fait que cette brave dame n'ait pas de tâches de rousseur aurait du nous faire deviner qu'elle ne connaissait absolument rien à la géographie dublinoise. Sots que nous sommes!

Après un repas plantureux, la nuit n'attendait plus que nous! C'est donc dans un pub (irlandais cela va de soi) que nous commençâmes la rencontre avec ce peuple chaleureux et accueillant. Et là, pour l'accueil et la chaleur, on a été servis, comme l'ont révélé les évènements postérieurs (là, si tu fais partie des gens qui étaient là, tu apprécieras le double sens de ce mot. Si tu ne fais pas partie de ces gens là, tu peux regretter de ne pas avoir été là.). Excellente soirée, donc sans trop d'histoires, puisque nous savions que la journée qui allait suivre serait extrêmement longue.

En effet, nous avions décidé (oui, c'était (presque) un choix) de ne pas réserver de chambres pour le samedi soir. Pourquoi? Réponse A : la folie de la jeunesse; Réponse B : la pauvreté des étudiants; Réponse C : l'imprévoyance des jeunes étudiants; Réponse D : la réponse D. Dure question n'est ce pas? Je te laisse réfléchir là dessus.
En tout cas, pas de logement = super soirée en perspective. Mais avant cela, une belle journée de tourisme nous attendait. Visite donc du centre ville de Dublin : Trinity College (l'Université de Dublin. La très grande classe. La différence esthétique avec, au hasard, le campus de Grenoble est à peu près la même qu'entre La Symphonie du Nouveau Monde et Une Femme Like U), O'Connel Street, le Spire (la Tour du Millenium, 121m de haut. Aussi surnommée The Erection at the Intersection. Toujours très distingués ces irlandais.) , la National Gallery of Ireland, la Cathédrale St Patrick... Bref les trucs de base à voir... Et en bonus, une démonstration de l'efficacité de la police irlandaise : début de baston entre jeunes défavorisés, arrivée de la police dans les 4 secondes (montre en main, ce n'est pas une figure de style pour le coup). C'est quand même pas de bol de commencer à frapper un type à environ 12m d'une voiture banalisée...

Ensuite, début de soirée, direction Temple Bar, aka le quartier le plus cool du monde, centre des nuits dublinoises. Pour te donner une idée, imagine, disons... les galeries Lafayette le premier jour des soldes. Maintenant transpose ça à l'échelle d'un quartier, avec des pubs tous les 10m. Ajoute une pincée de déguisements de leprechauns, des mecs qui jouent de la guitare dans la rue, une dose d'alcool plutôt très respectable, et tu auras un aperçu (qui ne fera pas justice à l'awesomeness de la réalité) de ce que ça donnait.
Après que quelqu'un (Moi? oui, peut-être bien) ait eu l'idée plus que géniale de déposer nos sacs dans une consigne à la gare, nous voila parés à affronter cette soirée. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était cool. Mais, conformément à ma politique habituelle, ce qui se passe en soirée restera en soirée. Ahahah, comme je t'ai trop frustré là! Mais dis toi que c'est pour une bonne cause : protéger l'honneur de celui d'entre nous qui a eu un ticket avec une dame à peu près aussi âgée (et aussi sexy) que Frédéric Beigbeder (pourquoi lui? parce qu'il fallait quelqu'un d'environ 40 ans et qui est moche. C'est vrai j'aurais pu dire "une dame d'environ 40 ans et qui était moche", mais avoue que ça aurait été quand même moins marrant.)
Mais sautons directement à 3h du matin. L'heure à laquelle les boites ferment. Et, donc, à cause de l'absence de logement susmentionnée, nous nous retrouvâmes à la rue. Heureusement, le salut vint du Babylon Shitstem, incarné en l'occurrence par un McDonald's ouvert 24/24, dans lequel nous nous sommes réfugiés après avoir déambulé un moment dans les rues (vides) de Dublin. Magnifique ville, de jour comme de nuit, mais après 5h du matin et une journée entière à marcher, bizarrement tu es très content de pouvoir t'asseoir un peu dans une relative chaleur.

Dimanche matin, dans un état de totale fraicheur comme tu peux l'imaginer, après un petit café chez Starbucks (histoire de rester dans l'ambiance mondialisation) continuation de la visite : visite des docks, quartier d'affaires de la ville. Peu à dire, car peu de dynamisme.

Enfin, après un dernier restaurant, retour à l'aéroport, sous un soleil éclatant. Nouveau vol sans histoires, taxi, marche, maison, dodo. The end.


_________________
* Cette phrase est totalement fausse. Mais elle rajoute une certaine intensité dramatique que j'aime bien. Et comme c'est mon blog, je mets de l'intensité dramatique quand je veux d'abord.

29 mars 2010

Le poids des mots...


I can see for miles and miles and miles and miles and miles
Oh yeah

Voilà comme les Who, tu auras l'impression de voir sur des miles et des miles et des miles.. enfin bon au moins jusqu'en Ecosse... Mais, rapidement, puisque les mots reviennent sans cesse, mais que le problème demeure, il est temps d'être plus graphique (copyright mon ami Francis pour la plupart de ces photos) :

Commençons d'abord par le rugby, puis en vrac des photos un peu plus anciennes : Aberdeen, l'université, St Andrews, et mon chez moi :





































12 février 2010

Franchir le rugby con


I got game, She got game
We got game, They got game
He got game
It might feel good
It might sound a little something
But fuck the game if it ain't sayin nuttin

C'est parti pour Le tournoi des 6 nations comme si vous y étiez! (Je sais, début d'article nul. 20000$ à celui qui me trouve une phrase d'accroche correcte. Peut-être.)

07/02/2010

6h15* : Réveil. Pas cool. Mais le fan de sport est prêt à tout pour son équipe favorite. Identité nationale oblige.
6h30 : Petit déjeuner. Enfin, si j'avais fait les courses la veille. Ce qui n'était pas le cas. Re-Pas cool. Note à moi même : 2 mandarines ne font pas un petit déjeuner correct.
6h45 : En route pour la gare. Froid. Nuit. Sommeil. Mecs bourrés sortant de boite. Rien à signaler.
7h15 : Départ du bus. Froid. Nuit. Sommeil. Pas de mecs bourrés sortant de boite. C'est pas plus mal.
7h15 - 10h30 : trajet pour Edimbourg. Comme explicité dans un article précédent (que je suis absolument certain que tu te rappelles), baie de Dundee, soleil levant, beauté du paysage. Enfin je crois. Evidemment, quand on dort tout le trajet, c'est difficile d'en profiter
10h30 : Arrivée à Edimbourg. Si je n'avais pas vécu en France pendant approximativement 20 ans, je crois que j'aurais dit "je n'ai jamais vu autant de français de ma vie". Là, je me contenterai de comparer le nombre de français dans les rues de la capitale écossaise au nombre de défaites du GF38. Pour les chanceux qui n'ont aucune connaissance de l'existence du GF : c'est énorme. Et c'est peu de le dire.
10h42 : Office du tourisme pour déterminer le meilleur moyen de se rendre au stade. Tiens qu'est ce que c'est là bas? Tiens, c'est pas l'équipe de France? Ah oui, tiens l'équipe de France dans la rue à tout juste 10m de nous. Au moins, on est surs qu'on s'est pas trompés de jour et de ville. A noter qu'en fait ils sont pas si impressionnants que ça. Tous plus petits que moi. Oui, je comprends lecteur, toi aussi tu as du mal à imaginer que cela puisse être possible. N'empèche que quand Emile N'Tamack passe à 2m de toi, et bin ça fait quelque chose. Enfin presque.
11h30 : Burger King. No comment.
13h00 : Départ pour le stade. Comme les Gremlins, les français sont de plus en plus nombreux. Ils se reproduisent vraiment à une vitesse folle.
13h27 : Sur la route, omniprésence de pubs pour une marque de whisky (mauvaise, selon les estimés membres de la Malt and Whisky Society). Parfois, les écossais manquent quand même d'originalité. (D'ailleurs, en parlant de clichés, information inutile : l'Ecosse est le pays au monde comptant la plus grosse proportion de roux. 13% de sa population. Prends toi ça dans les dents Irlande et tes petits 10%. True story)
13h45 : Arrivée devant le stade. Avec tous ces français, on se demande où les écossais vont bien pouvoir s'asseoir.
14h30 : Alors que les supporters écossais ultimes sont en kilts et jouent de petits airs de cornemuses, les supporters français ultimes sont peints de la tête aux pieds et chantent des chansons paillardes. De quoi être fier de la classe à la française. Mais au moins nous, on rigole.
14h52 : Marseillaise. Sympa.
14h54 : Flower of Scotland. Enorme claque dans notre nez. Un coup à vous filer des frissons tellement c'est impressionnant. Evidemment, si on était pas déja en train de frissonner grâce à la température culminant à un bon 4°C.
14h59 : Coup d'envoi
14h59min30sec (1ère min): Oooouuuppppppffff, Rougerie vient de prendre carrément cher. Vue la réaction du public, tout le monde a eu mal pour lui. Même si j'imagine qu'il a eu plus mal que nous.
15h10 (10ème) : 3-0 pour l'Ecosse. La France a peur.
15h11 (11ème) : Ah bah non. La France n'a pas peur : essai de Clerc.
15h12 (11ème) : Ah bah non (X2). Essai refusé après l'arbitrage vidéo. Dommage que ce soit pas Thierry Henry qui ait fait l'action décisive, pas de doute qu'on l'aurait accordé sans aucune vidéo.
15h15 (15ème) : Essai de Bastareaud! Cette fois pas de doute. De toute façon, sa moustache aurait surement dissuadé l'arbitre de douter de lui.
15h33 (33ème) : 2ème essai de Bastareaud, la France prend le large! Commentaire de Christophe : "Pour courir aussi vite, il a du se croire poursuivi par une table basse".
15h34 (33ème) : Tiens il (Bastareaud, pas Christophe) célèbre son essai comme John Cena. U Can't C Me!
15h40 : C'est la mi-temps!
15h50 (41ème) : Coup d'envoi de la 2ème mi-temps. Directement en touche. Du coup, la France récupère la balle. Certains supporters écossais ont l'air légèrement blasés.
16h02 (53ème) : Dialogue d'anthologie : "Mais c'est combien une mi-temps? -40 minutes -Mais y'en a 2 ou 3?" Gros niveau chez les supportrices de l'équipe de France.
16h22 (73ème) : entrée de Michalak. Ces mêmes supportrices sortent leur appareil photo
16h26 (77ème) : le brave supporter écossais derrière nous fait remarquer à son voisin que c'est normal que la France gagne, vu que sa population est de 60 millions d'habitants, et que l'Ecosse n'en a que 5 millions. Explication à la logique imparable.
16h30 (80ème) : victoire de la France!
18h45 : départ du bus pour Aberdeen.
20h24 : changement de bus à Perth, et sa notoire absence de gare. Malheureusement, la correspondance à eu une panne à Glasgow. Froid. Nuit. Sommeil.
21h11 : départ de Perth. Définitif. Un conseil : si vous cherchez quoi visitez en Ecosse, ne mettez pas Perth en haut de votre liste.
22h33 : Aberdeen! Froid. Nuit. Sommeil. Mais quand on est dans son lit, c'est moins grave.

PS : promis, bientot un article avec des photos de tout ça. Sauf de Perth bien évidemment.
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*Ndl'A : toutes les heures sont données GMT évidemment**
**Ndl'A (bis) : Précision inutile, j'en conviens bien.

2 février 2010

"Une vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue" Socrate




Free like the river
Flowin' freely through infinity


Bon, Stevie le dit peut être avec légèrement trop d'emphase, mais cette chanson décrit plutôt bien le sentiment qui m'a envahi quand j'ai pu ranger mon petit stylo et mon dictionnaire français/anglais, après 2h à réfléchir, entre autres réjouissances, sur la critique de l'imperative positivism par Herbert Lionel Adolphus Hart, ou sur la façon dont les différentes branches du féminisme critiquent les système légaux traditionnels. Tu peux le voir, en Erasmus, on s'éclate en permanence!
Car oui, si j'ai été absent de la blogosphère ces dernières semaines, tu te doutes bien que ce n'est pas par manque d'amour pour toi (enfin, ça dépend qui tu es hein. Je suis pas en train de dire au monde entier que je l'aime. Parce que c'est loin d'être le cas. Même si le fait que tu sois en train de lire cela joue en ta faveur, bien évidemment), ou par manque d'inspiration (car ma vie est passionnante et pleine d'anecdotes savoureuses, comme tu as pu le remarquer), mais plutôt par manque et de temps, et de motivation. Denrées qui, en temps de révisions intensives, font clairement défaut. Mais comme Michael Jordan l'a si bien dit en 1995 : "I'm back" (vraiment, c'est fou ce que Michael et moi on a en commun).
Bref, pour faire simple et efficace, et te faire un compte rendu de ces semaines de silence, voilà 10 remarques sur les révisions et les partiels en Ecosse :


1) Les révisions, c'est nul, même à l'étranger. Pas la peine d'essayer de fuir. Qui dit révisions, dit ennui, même en anglais. Grande découverte non?


2) Si vous manquez de sommeil, n'allez pas réviser au 1er étage de la BU droit d'Aberdeen. Un endroit silencieux + une température avoisinant les 30°C + un siège relativement confortable = une bonne sieste. Ce qui n'est pas le but de venir à la BU, tu en conviendras.


3) Les britanniques ne savent pas se servir de distributeurs automatiques. L'avantage, c'est que parfois les distributeurs susdits non seulement te filent une canette gratuite, mais en plus te rendent la monnaie sur l'argent que tu n'as pas donné. En période de révisions, il n'en faut pas plus pour illuminer ta journée.


4) Le rez de chaussée de la BU est plein d'asiatiques en révisions, le 1er étage est plein de noirs en révisions. Je me dégage de toute responsabilité quant à l'explication (à laquelle je suis sur que tu as pensé) liée à la différence de température indiquée en 1). Le racisme et les préjugés, c'est mal.


5) D'ailleurs, en parlant de racisme et de préjugés : les espagnols sont tout le temps en pause. Quel peuple de faignants.


6) Passer ses partiels dans un gymnase pas chauffé (ou si peu), alors qu'il neige dehors, et que tu es sous une fenêtre qui ne peut être fermée, c'est pas drôle.


7) Les britanniques sont plutôt tranquilles sur la procédure des examens : tu arrives dans la salle 10 minutes avant le début de l'épreuve, et les sujets sont déjà sur la table, et même pas face cachée. Pile le temps qu'il te faut pour se faire une petite concertation amicale sur les réponses à donner. Honnêteté, quand tu nous tiens...


8) Les séries américaines sont le meilleur moyen de : a) te changer les idées après une journées de révisions, b) te faire perdre plein de temps de révisions parce que tu n'arrives pas à décoller. (Oui, faire des plans en deux parties, ça me manque.)


9) Ce qui est bien avec les révisions c'est que... ah bah non.


10) Encore plus fort que la théorie du "je choisis toujours la queue qui n'avance pas au supermarché", la théorie du "en partiel je suis systématiquement assis de la personne qui remplit 10 pages quand moi j'en écris 4". Applicable aussi bien en France qu'en Ecosse. Qu'est ce qu'il peut bien y avoir à raconter d'intéressant sur la conception naturaliste de la normativité? (Question réthorique. Tu te doutes bien que la réponse est : "Absolument Rien")

14 janvier 2010

Chose promise, chose due


Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté
Redonne en un sens à ta vie
En y mettant de la Po...é...sie


Mon cher ami lecteur, me voilà de retour
Aberdeen State of Mind, encore plus de verve
Si je poste aujourd'hui, je veux que ce blog serve
A raconter ma vie, et à faire de l'humour

Tout en alexandrins, j'avais promis d'écrire
A ma mère grand vosgienne, peu versée en anglais
Voilà donc cet article, et moi comptant les pieds
Respecter ma promesse, tout en craignant le pire

Rentrons donc gentiment dans le vif du sujet
Puisque si tu es là, c'est d'abord pour cela
Du retour en Ecosse, tu veux entendr' parler
Tout un voyage épique, ou bien d'un calme plat

C'est dommage pour toi, je ne me plaindrais pas
C'est la deuxième option qui s'est vue déroulée
Un trajet sans histoire, et pas une gelée
Pour me mettre en retard, aucune neige ne tomba

"Chanceux!" me diras tu, et je n'dirai pas non
Mais il est vrai qu'ici, il ne fait pas si froid
Comme quoi tu as beau dire, ou te moquer de moi
Mais au moins en Ecosse, il n'y a pas un flocon

Me voilà donc rendu, et c'est vers les partiels
Que je vais maintenant, et la bibliothèque
Est comme ma maison, car tout le jour ou presque
J'y révise mes leçons sauf si l'sommeil s'en mèle

Mais aussi j'noublie pas, par peur d'être discourtois
De souhaiter bonne année, la tradition le veut
Voila donc l'occasion, j't'envoie mes meilleur voeux
De santé, de bonheur, et toutes ces choses là

Voilà pour ce retour, et si j'ai réussi
A un peu te distraire, deux mil dix commence bien
Car je peux te le dire, que ce n'était pas rien
D'écrire et cet article, et de la poésie!