If everybody had an Ocean
Across the U.S.A
Then everybody'd be surfin'
Like Californ-I-A
Hello cher lecteur, voilà enfin l'Article (note la majuscule) que tu attendais avec une impatience qui en devenait insoutenable. Un mois après leur commencement, tu vas enfin entendre parler des Cours en Ecosse. Car oui, tu as peut-être pu l'oublier au vu des différents articles jusque là, mais si je t'ai quitté pour venir ici, te causant une douleur que seule peut atténuer la promesse de mon retour prochain (et si ce n'est pas le cas, t'es plus mon copain), c'est quand même pour étudier. Prépare toi donc, car bientôt, les lectures, tutorials, et autres réjouissances de choix pour mon esprit étudiant avide de connaissances n'auront plus de secrets pour toi!
Mais avant de me lancer dans cette passionnante description (je sais, je fais monter le suspense de façon éhontée. Et oui, j'utilise des mots comme "éhonté". C'est ce qui me différencie du commun des mortels, toi par exemple. Enfin ça et le fait que ma vie à moi est intéressante. La preuve, si la tienne l'était, tu aurais autre chose à faire que de lire cette parenthèse ridiculement longue. Vraiment, je te plains.), une petite explication sur la chanson : elle se retrouve en tête de cet article pour 2 raisons : d'une part c'est à peu près la chanson qui fait le moins penser au travail et à la fac que j'ai pu trouver, et d'autre part, parce que c'est ainsi, et que les gens de la 2ème raison risquerait de m'en vouloir si j'en racontais plus. Histoire de réputation, tu comprends...
Revenons à nos moutons (écossais évidemment), je vais en premier lieu décrire mon emploi du temps (et tu risques de m'en vouloir si tu es encore étudiant), puis je te ferais part de quelques remarques personnelles sur l'Université écossaise. Les juristes apprécieront cette annonce de plan, je n'en doute pas.
L'emploi du temps donc : j'ai très exactement 13h de cours par semaine. Qui se décomposent en 11h de lectures (des cours magistraux), et 2h de tutorials (des sortes de TD, mais en mieux). Tout cela fait que je commence à 10h mercredi, jeudi et vendredi (sauf un mercredi sur deux ou je commence à 9h. Je suis à 2 doigts de faire grève tellement c'est tôt.), et que je commence à midi le lundi et mardi. Ces deux jours sont d'ailleurs très intenses, puisque je finis à 13h tous les jours, sauf le jeudi... Je sais, ça fait peu, et j'anticipe les réactions "Pff Erasmus, c'est vraiment des glandeurs" (oui Clem, c'est de toi que je parle là), mais au final j'ai autant de cours que n'importe quel étudiant en droit local. Evidemment tu te doutes bien qu'il y a du travail à faire à côté, et la bibliothèque est donc mon amie. Bibliothèque ouverte jusqu'à 22h tous les jours d'ailleurs, même le dimanche (Laet et Mélo, ça vous fait rêver non? Même si ici personne ne porte des socquettes et des souliers vernis évidemment. Désolé pour la private joke, mais je ne peux parler de BU sans y penser. Et au moins, je suis sur de faire sourire au moins 2 personnes grâce à cet article)
Sinon, les cours magistraux, sont des cours magistraux : un amphi plus ou moins attentif, un prof plus ou moins intéressant (et plus ou moins compréhensible pour nous autres pauvres étrangers), et des cours plus ou moins bien pris. Les TD par contre, changent de la France, puisqu'on est par groupe de 10, ce qui fait que parler devient bien plus facile, et l'interactivité y gagne grandement. Revers de la médaille, si t'as pas bossé, à 10 ça se voit forcément, pas moyen de se cacher.
Evidemment, tout n'est pas au rose au pays du chardon : le côté "égalité des chances" propres aux universités françaises prend là une immense claque dans le nez. Le coût d'une année d'études est abusément chère pour les étudiants locaux, tu ne peux littéralement pas travailler si tu n'as pas un ordinateur à disposition, et, mauvaise surprise, dans chaque cours il est obligatoire d'acheter des handouts, et des textbooks. En gros, des polys et des bouquins de cours. Voilà les miens par exemple :
Tout ça m'a couté en tout plus d'une centaine de livres sterling, puisque, dernière édition oblige, la plupart des livres ne peuvent être achetés d'occasion. Et forcément, à la BU, ils sont empruntés en permanence. En gros, si t'es pauvre, non seulement tu vas en chier pour t'inscrire, mais en plus tu vas en chier pour pouvoir étudier correctement.
Une autre chose qui change de la France : chaque matière est assurée par au moins deux profs, qui se relaient selon les cours. Mais, pendant que l'un fait son cours, l'autre est dans la salle, et prend des notes également. C'est très bizarre, on dirait qu'ils sont intéressés par leur propre cours. Différence fondamentale d'avec les profs français, tu en conviendras.
Et dernier point, chaque prof ou presque fait son cours avec des Powerpoints projetés simultanément sur le mur. Et, toi tiens bien, le projecteur marche à chaque fois! Dépaysement garanti.
En tout cas, pour moi, tout se passe bien, la barrière de la langue n'est la plupart du temps pas trop difficile à enjamber, et au pire, si je me suis ruiné en bouquins chiants, c'est bien pour rattraper ce que je n'ai pas compris!
PS : si tu voulais des photos de soirées, désolé de te décevoir, mais ce blog restera strictement politiquement correct. Ce qui arrive après le coucher du soleil restera dans l'obscurité. En plus, pense au souci que se feraient mes pauvres parents, si je commençais un article par "Welcome to Tijuana..." J'espère que tu saisiras ce que je veux dire par là... ;)
Update : my man Joseph en pleine concentration pendant un passionnant cours sur le Conseil Européen. Ca vaut le coup d'oeil :

