19 novembre 2009

Santa Maradona priez pour moi


Rencontre au sommet, TF1 retransmet
La crise sera cardiaque dans les foyers français
C'est moi qui arrache la qualification
Je marque de la main et empoche le pognon

Oui lecteur, tu as bien lu, je parle de football. Avant que tu ne m'envoies un exorciste, quelques explications s'imposent. En un, cette chanson s'accorde parfaitement à l'actualité footballistique de notre grande et belle Equipe de France. Actualité dont je ne te ferai pas l'affront de te rappeler la teneur, je suis sur qu'entre deux impatientes et fébriles visites à ce blog, tu as regardé la télévision, écouté la radio, lu un journal, ou simplement discuté avec des gens, et de fait entendu parler de cet pur instant de génie sportif qui a eu lieu hier. Si ce n'est pas le cas, et donc que ce blog est le seul lien qu'il te reste avec le monde extérieur, j'ai envie de te dire : dommage pour toi. Mais, partant du principe que tous mes lecteurs sont brillants, ouverts sur le monde, et aussi au courant de l'actualité que l'on peut l'être tout en épargnant juste un instant pour regarder le dernier épisode de Dexter, je ne relaterais donc pas le dénouement hautement polémique de ce dernier match, et ne me prononcerais sur le sujet très à la mode qu'est "Thierry Henry est il une petite salope?". Déjà parce que les gens qui donnent leur avis sur le foot en public passent 83% du temps pour des cons (enquête menée sur 10 ans à regarder Téléfoot et ses interviews de buralistes, boulangers, fleuristes ou chômeurs marseillais, bordelais, lorientais ou auxerrois analysant les performances "exceptionnelles" / "catastrophiques" / "pathétiques" / "trop pourries quoi" (au choix) de leurs équipes favorites respectives, d'un point aussi bien taquetique que téqueniques) (Waou encore une parenthèse énorme. Tu ferais bien de relire la phrase dès le début si tu veux comprendre la suite), mais aussi parce que, objectivement, je m'en fous.
"Pourquoi cet article alors? Ne deviens tu donc pas insensé d'écrire pour dire que tu ne diras rien?" t'interrogeras-tu, craignant que je m'égare dans des considérations éloignées de l'objet premier de ce site, c'est à dire relater mes tribulations écossaises. "Je vais bien, ne t'en fais pas" te rassurerai-je (très bon film au passage). En effet, le véritable sujet de cet article n'est pas le match de foot lui même, mais bien le contexte dans lequel j'ai vu ces deux rencontres d'exceptions face à l'Irlande.
D'ailleurs, si tu es une personne censée, et que logiquement tu n'aimes pas le foot, mais que tu regardes malgré tout parce que, bon, c'est la France qui joue quand même, et ça fait partie de l'identité nationale, et que par conséquent tu t'ennuies prodigieusement face à ta télévision, sans même la satisfaction de voir un semblant de beau jeu, je te conseille de faire comme moi : va voir un match en territoire ennemi. En l'occurrence, pour moi, ce fut au O'Neil's, qui est, comme son nom l'indique, un des deux Irish Pubs d'Aberdeen. Le fait d'être entouré de quelques dizaines de supporters de foot (pas cool), qui sont en plus irlandais (encore moins cool), et passablement imbibés de Guinness (pas cool du tout, mais alors pas du tout du tout) en se réjouissant de quelque chose qui les énerve au plus haut point (au hasard, la défaite de leur sélection nationale) donne un côté "adrénaline" qui rend ce sport stupide beaucoup plus intéressant. Honnêtement, se faire insulter a rarement été aussi kiffant. Mention spéciale au brave garçon en blanc, qui nous a gratifié d'un très sympa "Fuck off and go back to France" avec un air agressif que n'aurait pas renié Gargamel (oui, c'est le seul mec méchant qui me vient à l'esprit. Mais reconnais qu'il est très très méchant), et au "Fucking French bastards" entendus un peu plus tard dans la rue. Bref, ces deux matchs ont été une source d'amusement au plus haut point, et en plus, c'est les gentils qui ont gagné à la fin. La vie est bien faite parfois.

PS : si tu détestes le foot, et donc que tu as trouvé cet article inintéressant comme jamais, je m'en excuse platement. J'aurais bien voulu parler d'autre chose, mais cet autre chose c'était l'espèce de "parade de Noël" le soir où ils ont allumé les illuminations dans les rues. Tradition sympa, mais faire promener le Père Noël dans les rues le 15 novembre, c'est nul. Même s'il est accompagné de cornemuses et de pigeons géants.

11 novembre 2009

'Cause it's a punky reggae party, and it's tonight


What you're gonna do on Saturday night?
Who you're gonna see when the day gets dark?
What you're gonna do when he's in sight?
Who you're gonna meet under the city lights?

Oui, une nouvelle façon de te faire découvrir la musique du jour, mais il m'a été impossible de trouver cette chanson de la manière habituelle, et cette série d'interrogations se posant régulièrement à moi, et pas seulement on Saturday night, je ne voyais pas par quoi d'autres commencer ce post qui traitera de soirées (puisqu'il semble que l'opinion publique réclame ardemment des nouvelles de la vie nocturne à Aberdeen).
Mais d'abord, merci à toi lecteur, d'ici ou d'ailleurs, de venir lire ce blog. Depuis le commencement de ce blog il y a moins de 2 mois, un peu plus de mille visiteurs sont venus lire mes articles. Bon, regardons les choses en face, je suis loin d'être une star du net, mais savoir qu'il y a 25 personnes par jour qui viennent voir si j'ai exposé ma vie encore un peu plus, ça a quelque chose de...flippant. Oui, lecteur, tu es flippant. Ma vie est elle si passionnante? Après on s'étonne que la télé réalité fasse des audiences de tarés... Bon évidemment, dans ces personnes il faut compter une part de mecs qui tombent la par pure chance (que celui qui a trouvé ce blog en tapant comme mot clé sur google "elle a un gout marqué pour l'alcool" se dénonce). Mais, hasard ou pas hasard, je te remercie lecteur, c'est toujours un plaisir de pouvoir te divertir, t'informer, ou te rendre jaloux (celle là est pour Justine).

Anyway, comme promis, un petit résumé des dernières soirées fun...
Number one : Halloween. Evidemment, toi qui es resté en France, tu te dis "quelle soirée au mercantilisme poussé à l'extrème, dont le seul but est d'encourager le consumérisme d'une classe moyenne en manque de divertissement face à un monde toujours plus hostile" (d'ailleurs je te félicite pour ton excellent niveau de vocabulaire), mais ici, c'est une vraie fête, qui a toujours pour but de faire acheter des déguisements ridicules à des prix encore plus ridicules, mais qui est ancrée dans la culture locale. Du coup, tout le monde est déguisé, ce qui permet de dégager quelques tendances : les schtroumpfs (ou smurfs comme ils disent dans la langue de Shakespeare) sont toujours à la mode, Buzz l'Eclair a encore beaucoup de succès, les travestis sont une valeur sure, se déguiser en français quand on est britannique est plus compliqué que ce que l'on croit, et Barney Stinson a encore une fois tout compris à la vie : "You know what I love about Halloween? It's the one night of the year chicks use to unleash their inner ho-bag. If a girl dresses up as a witch, she's a slutty witch. If she's a cat, she's a slutty cat. If she's a nurse...she's a slutty nurse!" . Et je te le dis, lecteur, ça se vérifie à 100%. C'est cru, violent, pas à montrer aux âmes sensibles, ni à n'importe quelle personne dotée d'un certain sens de la dignité humaine, ni même dans certains cas aux personnes dotées d'yeux en état de marche.
"Et toi?", me diras tu, "Etais tu déguisé? As tu eu la classe qui te caractérise habituellement?". Et à ça, je répondrais : "Oui". Parce que ça se passe de commentaires :


Une autre soirée? Parlons de la Cèilidh. Traduis cela par "bal de danse traditionnelle celtique". Oui, tu as bien lu. Et bien, même si tourner en rond avec une rousse à son bras peut sembler fun au premier abord, à mon goût ça reste limité comme divertissement. Trois heures à tourner dans un sens, puis dans l'autre, puis a taper dans les mains, regardons les choses en face, c'est chiant. Mais Erasmus c'est fait pour découvrir de nouvelles choses non? Nouvelle expérience donc, pour s'imprégner de la culture locale. Et ça explique pourquoi les écossais aiment mettre des jupes qui tournent...

Et allez, tiens puisque je suis lancé, tout petit résumé de la Guy Fawkes Night, aka la fête célébrant un mec qui a voulu faire sauter le roi, le Parlement britannique, et les membres du Parlement qui allaient avec. Je sais, le fait que ce soit une cause de réjouissance m'échappe aussi. Bon forcément, d'un point de vue écossais, ce mec est un héros. N'importe quoi qui fait chier les anglais est une motif de célébration ici. En tout cas, ça a donné lieu à un très joli feu d'artifice sur la plage, et surtout, surtout! puisque qui dit fête en Ecosse, dit cornemuse, à une reprise de We Will Rock You, et de Rocky avec ce majestueux instrument. C'est... musicalement intéresssant, pourrait-on dire si l'on est poli. Totalement à gerber, si l'on est honnête. Chacun choisira son camp.