30 octobre 2009

Heigh-Ho Heigh-Ho, on rentre du boulot


If everybody had an Ocean
Across the U.S.A
Then everybody'd be surfin'
Like Californ-I-A

Hello cher lecteur, voilà enfin l'Article (note la majuscule) que tu attendais avec une impatience qui en devenait insoutenable. Un mois après leur commencement, tu vas enfin entendre parler des Cours en Ecosse. Car oui, tu as peut-être pu l'oublier au vu des différents articles jusque là, mais si je t'ai quitté pour venir ici, te causant une douleur que seule peut atténuer la promesse de mon retour prochain (et si ce n'est pas le cas, t'es plus mon copain), c'est quand même pour étudier. Prépare toi donc, car bientôt, les lectures, tutorials, et autres réjouissances de choix pour mon esprit étudiant avide de connaissances n'auront plus de secrets pour toi!
Mais avant de me lancer dans cette passionnante description (je sais, je fais monter le suspense de façon éhontée. Et oui, j'utilise des mots comme "éhonté". C'est ce qui me différencie du commun des mortels, toi par exemple. Enfin ça et le fait que ma vie à moi est intéressante. La preuve, si la tienne l'était, tu aurais autre chose à faire que de lire cette parenthèse ridiculement longue. Vraiment, je te plains.), une petite explication sur la chanson : elle se retrouve en tête de cet article pour 2 raisons : d'une part c'est à peu près la chanson qui fait le moins penser au travail et à la fac que j'ai pu trouver, et d'autre part, parce que c'est ainsi, et que les gens de la 2ème raison risquerait de m'en vouloir si j'en racontais plus. Histoire de réputation, tu comprends...
Revenons à nos moutons (écossais évidemment), je vais en premier lieu décrire mon emploi du temps (et tu risques de m'en vouloir si tu es encore étudiant), puis je te ferais part de quelques remarques personnelles sur l'Université écossaise. Les juristes apprécieront cette annonce de plan, je n'en doute pas.
L'emploi du temps donc : j'ai très exactement 13h de cours par semaine. Qui se décomposent en 11h de lectures (des cours magistraux), et 2h de tutorials (des sortes de TD, mais en mieux). Tout cela fait que je commence à 10h mercredi, jeudi et vendredi (sauf un mercredi sur deux ou je commence à 9h. Je suis à 2 doigts de faire grève tellement c'est tôt.), et que je commence à midi le lundi et mardi. Ces deux jours sont d'ailleurs très intenses, puisque je finis à 13h tous les jours, sauf le jeudi... Je sais, ça fait peu, et j'anticipe les réactions "Pff Erasmus, c'est vraiment des glandeurs" (oui Clem, c'est de toi que je parle là), mais au final j'ai autant de cours que n'importe quel étudiant en droit local. Evidemment tu te doutes bien qu'il y a du travail à faire à côté, et la bibliothèque est donc mon amie. Bibliothèque ouverte jusqu'à 22h tous les jours d'ailleurs, même le dimanche (Laet et Mélo, ça vous fait rêver non? Même si ici personne ne porte des socquettes et des souliers vernis évidemment. Désolé pour la private joke, mais je ne peux parler de BU sans y penser. Et au moins, je suis sur de faire sourire au moins 2 personnes grâce à cet article)
Sinon, les cours magistraux, sont des cours magistraux : un amphi plus ou moins attentif, un prof plus ou moins intéressant (et plus ou moins compréhensible pour nous autres pauvres étrangers), et des cours plus ou moins bien pris. Les TD par contre, changent de la France, puisqu'on est par groupe de 10, ce qui fait que parler devient bien plus facile, et l'interactivité y gagne grandement. Revers de la médaille, si t'as pas bossé, à 10 ça se voit forcément, pas moyen de se cacher.
Evidemment, tout n'est pas au rose au pays du chardon : le côté "égalité des chances" propres aux universités françaises prend là une immense claque dans le nez. Le coût d'une année d'études est abusément chère pour les étudiants locaux, tu ne peux littéralement pas travailler si tu n'as pas un ordinateur à disposition, et, mauvaise surprise, dans chaque cours il est obligatoire d'acheter des handouts, et des textbooks. En gros, des polys et des bouquins de cours. Voilà les miens par exemple :



Tout ça m'a couté en tout plus d'une centaine de livres sterling, puisque, dernière édition oblige, la plupart des livres ne peuvent être achetés d'occasion. Et forcément, à la BU, ils sont empruntés en permanence. En gros, si t'es pauvre, non seulement tu vas en chier pour t'inscrire, mais en plus tu vas en chier pour pouvoir étudier correctement.
Une autre chose qui change de la France : chaque matière est assurée par au moins deux profs, qui se relaient selon les cours. Mais, pendant que l'un fait son cours, l'autre est dans la salle, et prend des notes également. C'est très bizarre, on dirait qu'ils sont intéressés par leur propre cours. Différence fondamentale d'avec les profs français, tu en conviendras.
Et dernier point, chaque prof ou presque fait son cours avec des Powerpoints projetés simultanément sur le mur. Et, toi tiens bien, le projecteur marche à chaque fois! Dépaysement garanti.
En tout cas, pour moi, tout se passe bien, la barrière de la langue n'est la plupart du temps pas trop difficile à enjamber, et au pire, si je me suis ruiné en bouquins chiants, c'est bien pour rattraper ce que je n'ai pas compris!

PS : si tu voulais des photos de soirées, désolé de te décevoir, mais ce blog restera strictement politiquement correct. Ce qui arrive après le coucher du soleil restera dans l'obscurité. En plus, pense au souci que se feraient mes pauvres parents, si je commençais un article par "Welcome to Tijuana..." J'espère que tu saisiras ce que je veux dire par là... ;)

Update : my man Joseph en pleine concentration pendant un passionnant cours sur le Conseil Européen. Ca vaut le coup d'oeil :

20 octobre 2009

Forever young, I wanna be forever young (part 2)


And you're singing the song, thinking this is the life
And you wake up in the morning and your head feels twice the size

On pourrait croire que cette chanson a été écrite pour cet article, puisqu'elle s'y rapporte en 3 points : elle parle de réveils difficiles, est chantée par une chanteuse au sommet de la culture écossaise, et, last but not least, parce que de nombreuses fois au cours du weekend on a pu se dire "C'est ça la vie!" (par exemple, assis au soleil, entre amis, au coeur d'Edimbourg, un burger à la main (le 4ème du weekend), et qu'un musicien nous joue un air de cornemuse. Situation jouissive au possible, tu devrais essayer un de ces jours)
Mais reprenons les choses dans l'ordre. Après, comme précisé précédemment, un réveil difficile, arrêt chez Starbucks pour boire quelque chose de chaud avant d'entamer la journée. Et on peut dire tout ce qu'on veut sur les firmes américaines multinationales qui tuent la culture locale, mais ils savent te mettre à l'aise. Se lever de ces canapés a été une réelle épreuve, mais rester toute une journée dans un café américain a Edimbourg n'aurait pas été génial pour écrire un article intéressant sur ce blog, et donc, pour toi, et uniquement pour toi lecteur, je me suis mis en marche vers la première destination de la journée : la National Gallery of Modern Art, et son parc qui est lui même une oeuvre d'art.


Car oui, lecteur, plutôt que tous ces artistes teeeeeellement vus et revus (Picasso? Pfff encore?), nous avons préféré nous tourner vers... disons des formes d'art plus inhabituelles : par exemple, Damien Hirst, dont les oeuvres impliquent des photos de têtes coupés, des boites de médicaments, et des points de couleur. Un génie, donc. Et sans aucune ironie pour une fois, j'ai vraiment beaucoup aimé ce mec qui est, sans aucun doute, totalement barré. Pour preuve, son oeuvre majeure :


Oui, c'est un vrai mouton dans du formol. Si ça n'est pas une preuve de génie, alors le génie n'existe pas.
Une fois remis de toutes ces émotions, nous voilà de nouveau en route vers la suite de nos aventures.
Enfin évidemment, tu t'en doutes, pause repas, et donc comme expliqué plus haut, burger, soleil, cornemuse, kif total.
Au programme de l'après midi : The National Museum Of Scotland, soit l'histoire de l'Ecosse du Jurassique à Colin McRae. 7 étages de vitrines placées de façon déconcertante, rendant la visite quelque peu aléatoire si l'on tente de suivre l'ordre chronologique. En plus, à cause de certaines des filles présentes (enfin toutes en fait), qui voulaient absolument aller faire du shopping, et profiter des midseason sales (la plus belle invention à destination des femmes depuis celle de la machine à laver apparemment. Oui, non seulement je fais de l'humour, mais en plus je prends le risque de me faire lyncher à coups de bottes achetées à moins 50%), le temps imparti à la visite a été ridiculement réduit, en m'empêchant de jouer aux nombreux jeux pour enfants. Heureusement, avec Camille, on a quand même eu le temps de reconstruire un superbe vase moyenâgeux :


Génial non?

Nous touchons donc à la fin de ce voyage, après quelques moments de shopping habilement esquivés par la partie masculine de notre troupe, il était temps de se faire un dernier petit restaurant (parce que certain(e)s trouvaient que manger des hamburger, ça suffisait. Totalement incompréhensible, je sais), et de sauter dans le bus, grand moment de sommeil général, pour revenir sains et saufs à Aberdeen, prêts à attaquer une nouvelle semaine.
Et tiens, nouveau moment de philosophie, les pavés d'Edimbourg sont vraiment pleins de surprises :


19 octobre 2009

Forever young, I wanna be forever young (part 1)


Ah, everybody was juiced, you can, bet your soul
They did the boogie-woogie, with a sturdy roll
They mess around
They doin' the mess around

Voilà, mon ami Ray est le premier artiste à avoir l'honneur de figurer deux fois dans ce blog, mais cette chanson retrace quand même parfaitement l'ambiance de ces deux derniers jours : un très joyeux (et bruyant) bordel, avec de l'action, de l'amour, de la haine, des alliances, des mystères, des coups bas, de la malbouffe, et peu de sommeil. Oui, tu l'as compris, ce weekend a été un vrai condensé de tout ce qu'on peut retrouver de mieux dans une vie (ou dans Secret Story, si ta vie réelle n'est pas aussi exceptionnelle que la mienne. Ce qui est fort probable).
Mais, commençons par le commencement, pour ceux qui ne sont pas au courant, j'étais à Edimbourg ce weekend, en compagnie de 8 autres français (dont la sublime et absolument parfaite Mathilde. Oui elle m'a forcé à écrire ça. Pauvre de moi.), parés à se la jouer touristes relous. A noter que le seul élément international prévu ce weekend (un canadien, anglophone je le précise) a eu la grippe A. Ce qui prouve que les français sont quand même plus forts, plus résistants, et plus géniaux que tous ces pauvres étrangers.
Nous voilà donc au départ, samedi à 6h30 du matin, dans la nuit d'Aberdeen. Voyage sans histoires, si ce n'est le froid qui a gelé les rares neurones que nous gardions en état de marche à cette heure plus propice aux lits douillets qu'aux bus écossais. Mais, point positif de ce départ avant l'aube, cela nous a permis de voir le soleil se lever sur la baie de Dundee, vision sublime au possible. D'ailleurs, qui n'a pas vu l'aube à Dundee ne sait pas ce qu'est la beauté. Si tu trouves que j'en fais trop, tape 1. Si tu penses que je suis sérieux, tape 2, et quitte ce blog immédiatement, puisque tu ne me connais absolument pas.
Arrivée à Edimbourg à 9h30, sous un magnifique soleil, dont on a habilement profité en allant prendre le petit déjeuner chez McDonald's. Ensuite, montée vers le chateau d'Edimbourg, que certains d'entre nous sont allés visiter. Je n'en faisais pas partie, découragé par le billet à 12£, et les 200 personnes faisant la queue à la caisse. Ce chateau domine la ville de façon assez impressionnante, et donnerait une vue géniale si je savais prendre une photo correcte. En tout cas, pour le moment, contente toi de ça :

Nous partîmes donc nous promener, à la visite de cette prodigieuse cité :



Bon, je rigole, en fait tout ce qu'on a fait c'est passer une heure à regarder un spectacle de rue d'un australien totalement déjanté, au talent incontestable et à la bonne humeur communicative. D'ailleurs mon ami Joseph a non seulement pris part à ce spectacle, mais a tellement apprécié qu'il a décidé de remercier ce brave homme de façon plutôt intime. Je n'en dirais pas plus, pour ne pas divulguer les tendances de Joseph, mais aussi parce qu'il faut que j'attende que la vidéo soit sur Youtube, c'est tellement plus drôle avec des images.
En tout cas, notre ami australien a eu l'air de beaucoup apprécier.


Ensuite, un arrêt chez Wannaburger (vainqueur d'un Scottish Restaurant Awards 2009) et montée dans le Scott Monument (61 mètres, 287 marches, dont certaines carrément étroites. Je ne veux pas balancer, mais certaines ont eu quelques problèmes pour arriver en haut... n'est ce pas Mathilde?)


Au programme par la suite, dernière visite de la journée, le Royal Botanic Garden. Un jardin immense, avec de très grandes serres, et plein de plantes sympas. Mais pas aussi sympas que les nombreux écureuils, que toutes les filles présentes ont trouvé troooooooooop mignons, sans s'intéresser aucunement à la plus grande collection de rhododendrons d'Europe (authentique).

Finalement, direction l'auberge de jeunesse, où l'on peut dire que grâce à la prévoyance de certains membres du groupe, il a plu des spaghettis, et neigé de la viande hachée. Ce fut le point de départ d'une excellente soirée, riche en émotions, mais que pour la tranquillité d'esprit de certains lecteurs, je ne narrerais point. Si tu trouves ça nul, blâme ma Maman (que j'aime très fort).

Dès demain, rapport sur la journée de dimanche, en attendant, un peu de philosophie :


Je te laisse méditer là dessus.

11 octobre 2009

Quelle est la différence entre un bon et un mauvais chasseur (de monstre)?


I've got a monster in my closet
Someone's underneath my bed
The wind's knocking at my window
I'd kill it but it's already dead

Hier était le jour de la chasse au monstre (ou du moment touriste de base de ce séjour, au choix) puisque la International Society organisait une sortie au Loch Ness (entre autre). C'est donc cette journée au combien épique que je vais te conter maintenant, plutôt que de te raconter mes cours comme prévu, puisque, regardons les choses en face, les études sont quand même moins intéressantes qu'un éventuel monstre préhistorique non?

Cette journée a pourtant fort mal commencé, puisque non seulement le départ était à une heure indue (8h du matin... ou comme qui dirait, à l'aube), mais en plus s'est fait sous un temps à me faire regretter ma Lorraine natale (qui n'est, tu en conviendras, pas spécialement l'endroit le plus sec au monde). Départ donc, malgré tout, pour 2h30 de bus, qui ont été d'un inconfort particulier, puisque ces machines diaboliques ne sont toujours pas prévus pour les gens (comme moi) mesurant un tout petit peu plus qu'une taille ridiculement basse (comme toi). Et au passage, la campagne écossaise ressemble beaucoup à la campagne lorraine, des champs et des petites collines, et encore des champs avec encore des petites collines (sauf que ya des moutons à la place des vaches, mais ce ne sont pas des moutons qui vont me faire sentir du dépaysement...)
Bonne surprise, arrivée à Inverness (si tu veux savoir ou c'est, Google est ton ami) sous un soleil éclatant, à défaut d'être chaud.

Le moment donc pour une petite photo très cliché, mais bon, parfois les clichés sont nécessaires (au passage, tu découvres une petite partie de l'énorme colonie française d'Aberdeen : Mathilde, Joseph et Maud. Les 2 filles sont grenobloises, le 3ème est strasbourgeois. Si j'ai la motivation et que ça t'intéresse, un présentation plus détaillée pourra être envisagée)


Magnifique non?
Ensuite, direction le bateau, pour une petite promenade sur le Loch :


D'ailleurs, à défaut de voir Nessy on a pu constater quelque chose de tout aussi génial qu'un dragon vivant dans un lac : la crise économique oblige le Père Noël à travailler comme capitaine de bateau sur le Loch Ness (copyright Joseph pour ce trait d'humour) :


Cette charmante balade en bateau nous a conduit vers le chateau d'Urquhart, 2ème étape de la journée :



Débarquement donc, et visite des ruines :


Cette visite a aussi donné lieu à une des réflexions de l'année, de la part d'un des grenoblois présents, et dont je tairais l'identité, par respect pour lui (c'était Christopher). En regardant un des panneaux d'explications jalonnaient les ruines, il s'est exclamé : "Ah mais c'est du braille! Je pensais que c'était que du gaélique". Je sais, c'est effrayant. D'ailleurs, pour que plus jamais cela ne se reproduise, il faut que la recherche avance. Pour cela, tu peux m'envoyer des dons, même de quelques euros. Chaque contribution, même minime, est plus que nécessaire!

Après un dernier regard sur le Loch, reprise de la route vers le champ de bataille de Culloden. Cette dernière partie était quelque peu décevante, puisque, ce champ de bataille était...un champ. Avec des drapeaux pour marquer les positions des différents camps, mais un champ quand même. Et quelques pierres indiquant qui étaient les belligérants :


Bref, pas de quoi s'enflammer pour le coup, mais si tu veux te cultiver un peu, et Dieu sait que tu en as besoin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Culloden

Et voila, retour à Aberdeen, 2h30 de bus encore une fois, sauf que cette fois on a eu droit à Toy Story dans le bus. Pourquoi? Bonne question.

Voilà pour cette intense journée! Evidemment, c'est un résumé, puisque je passe sur les nombreuses stupidités qui ont été dites, faites, et sur la soirée crêpes chez Mathilde qui a suivi (cadre de très nombreuses autres stupidités)

3 octobre 2009

Et non, toujours pas de photos de moi en kilt



Jah work
Jah work
Jah work is never done

Voilà, je te demande de m'excuser pour cette absence plus longue que d'habitude, mais comme Jah (Sa Majesté Haile Selassie Ier, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda. Ou, pour ses intimes, ce bon vieux Ras Tafari), mon labeur ne se termine jamais. Encore et toujours du travail pour le pauvre étudiant exilé loin de la terre de ses ancêtres que je suis : cher lecteur, tu sais comment ça marche, 400 ans d'esclavage, et c'est toujours la même philosophie, 400 ans d'esclavage, et mon peuple n'en voit toujours pas la fin. Bref, tout ça pour dire que l'absence de nouvelles blogistiques depuis une semaine est imputable à un emploi du temps très chargé. Bon je ne vais pas mentir, je pourrais dire que cette charge est due aux cours qui ont commencé cette semaine (ce qui est en partie vrai en plus) et tu me croirais étant donné que tu as totalement et aveuglement confiance en moi, mais je vais être honnête, et admettre que le développement de ma vie sociale prend également pas mal de temps (mais à consommer avec modération bien évidemment).
Par exemple, jeudi soir, Wine and Cheese Night, organisée par l'European Society (l'association des étudiants Erasmus. Dont la vice présidente a passé un an à faire du droit à Grenoble il y a 2 ans. Et se rappelle très bien de moi, alors que son visage m'est totalement inconnu. D'ailleurs si tu veux vivre un moment de solitude, essaye cette situation où tu expliques à une personne qui te connait qu'elle est une parfaite inconnue pour toi. Pas facile à faire avec tact, je peux te le dire.) Tu connais ma passion pour le fromage, mais ça reste une occasion de faire de nouvelles rencontres probablement très enrichissante. De plus, si tu as moins de 25 ans, tu me feras remarquer qu'il est difficile de refuser une soirée où l'alcool est gratuit. Mais, rassures toi cher lecteur, qui a plus de 25 ans (et surement plus de 40 ans, et fait partie de ma famille), avant que tu t'inquiètes de la santé de mon foie, les différents breuvages faisant office de vins allaient de dégueulasse à totalement imbuvables (dédicace au vin blanc du Chili. Peut être qu'ils avaient oublié qu'en plus de la vue, de l'odorat, de l'ouïe et du toucher, la majorité des gens normalement constitués disposaient d'un 5ème sens nommé le gout. Ou alors, le producteur de ce vin aime voir à chaque gorgée les grimaces de douleur sur le visage des pauvres malheureux attirés par le prix probablement ridiculement bas de cette merde). Donc, moralité : une soirée ou on t'offre de l'alcool est loin d'être synonyme d'une soirée très arrosée. Mais à part ça, c'était très sympa, même s'il y avait trop de français à mon goût. Impossible de faire deux pas sans croiser un de ces maudits étrangers. Vraiment, on ferait mieux de les renvoyer dans leur pays.
Voilà donc un exemple des évènements qui me tiennent éloigné de blog. Dans ces conditions, tu comprendras aisément pourquoi ma vie est tellement palpitante que j'ai autre chose à faire qu'écrire de la prose à l'humour contestable sur la toile d'araignée mondiale!
A part ça, les cours ont bien commencé, mais ça fera l'objet d'une prochaine note, celle là est suffisamment longue, et David va encore m'en vouloir.

PS : je sais, ça manque de photos, mais je te promets une note pleine de jolies images dès que je pense à utiliser mon appareil! Ne désespère donc pas d'avoir les illustrations de mes aventures.