Rencontre au sommet, TF1 retransmet
La crise sera cardiaque dans les foyers français
C'est moi qui arrache la qualification
Je marque de la main et empoche le pognon
Oui lecteur, tu as bien lu, je parle de football. Avant que tu ne m'envoies un exorciste, quelques explications s'imposent. En un, cette chanson s'accorde parfaitement à l'actualité footballistique de notre grande et belle Equipe de France. Actualité dont je ne te ferai pas l'affront de te rappeler la teneur, je suis sur qu'entre deux impatientes et fébriles visites à ce blog, tu as regardé la télévision, écouté la radio, lu un journal, ou simplement discuté avec des gens, et de fait entendu parler de cet pur instant de génie sportif qui a eu lieu hier. Si ce n'est pas le cas, et donc que ce blog est le seul lien qu'il te reste avec le monde extérieur, j'ai envie de te dire : dommage pour toi. Mais, partant du principe que tous mes lecteurs sont brillants, ouverts sur le monde, et aussi au courant de l'actualité que l'on peut l'être tout en épargnant juste un instant pour regarder le dernier épisode de Dexter, je ne relaterais donc pas le dénouement hautement polémique de ce dernier match, et ne me prononcerais sur le sujet très à la mode qu'est "Thierry Henry est il une petite salope?". Déjà parce que les gens qui donnent leur avis sur le foot en public passent 83% du temps pour des cons (enquête menée sur 10 ans à regarder Téléfoot et ses interviews de buralistes, boulangers, fleuristes ou chômeurs marseillais, bordelais, lorientais ou auxerrois analysant les performances "exceptionnelles" / "catastrophiques" / "pathétiques" / "trop pourries quoi" (au choix) de leurs équipes favorites respectives, d'un point aussi bien taquetique que téqueniques) (Waou encore une parenthèse énorme. Tu ferais bien de relire la phrase dès le début si tu veux comprendre la suite), mais aussi parce que, objectivement, je m'en fous.
"Pourquoi cet article alors? Ne deviens tu donc pas insensé d'écrire pour dire que tu ne diras rien?" t'interrogeras-tu, craignant que je m'égare dans des considérations éloignées de l'objet premier de ce site, c'est à dire relater mes tribulations écossaises. "Je vais bien, ne t'en fais pas" te rassurerai-je (très bon film au passage). En effet, le véritable sujet de cet article n'est pas le match de foot lui même, mais bien le contexte dans lequel j'ai vu ces deux rencontres d'exceptions face à l'Irlande.
D'ailleurs, si tu es une personne censée, et que logiquement tu n'aimes pas le foot, mais que tu regardes malgré tout parce que, bon, c'est la France qui joue quand même, et ça fait partie de l'identité nationale, et que par conséquent tu t'ennuies prodigieusement face à ta télévision, sans même la satisfaction de voir un semblant de beau jeu, je te conseille de faire comme moi : va voir un match en territoire ennemi. En l'occurrence, pour moi, ce fut au O'Neil's, qui est, comme son nom l'indique, un des deux Irish Pubs d'Aberdeen. Le fait d'être entouré de quelques dizaines de supporters de foot (pas cool), qui sont en plus irlandais (encore moins cool), et passablement imbibés de Guinness (pas cool du tout, mais alors pas du tout du tout) en se réjouissant de quelque chose qui les énerve au plus haut point (au hasard, la défaite de leur sélection nationale) donne un côté "adrénaline" qui rend ce sport stupide beaucoup plus intéressant. Honnêtement, se faire insulter a rarement été aussi kiffant. Mention spéciale au brave garçon en blanc, qui nous a gratifié d'un très sympa "Fuck off and go back to France" avec un air agressif que n'aurait pas renié Gargamel (oui, c'est le seul mec méchant qui me vient à l'esprit. Mais reconnais qu'il est très très méchant), et au "Fucking French bastards" entendus un peu plus tard dans la rue. Bref, ces deux matchs ont été une source d'amusement au plus haut point, et en plus, c'est les gentils qui ont gagné à la fin. La vie est bien faite parfois.
PS : si tu détestes le foot, et donc que tu as trouvé cet article inintéressant comme jamais, je m'en excuse platement. J'aurais bien voulu parler d'autre chose, mais cet autre chose c'était l'espèce de "parade de Noël" le soir où ils ont allumé les illuminations dans les rues. Tradition sympa, mais faire promener le Père Noël dans les rues le 15 novembre, c'est nul. Même s'il est accompagné de cornemuses et de pigeons géants.
