21 mai 2010

I believe I can fly, I believe I can touch the Skye



On the road again
Goin' places that i've never been
Seeing places that I may never see again
And I can't wait to get on the road again

Oui cher lecteur, ici cette chanson, une fois n'est pas coutume, ne constitue pas une métaphore foireuse. En effet, la dernière péripétie en date de cette palpitante année a été un joyeux road trip. Enfin, cela n'empêche pas qu'encore une fois, le jeu de mot du titre est... disons "pas top".
Prenant notre courage à deux mains, nous (c'est à dire quelques amis et moi. Oui oui, tu as bien lu, j'ai des amis. Erasmus, where amazing happens) avions donc décidé de louer un véhicule terrestre à moteur (blague de juriste. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, en gros c'est une blague qui a deux particularités : il faut avoir fait des études de droit pour la comprendre, et même quand c'est le cas, tu ne rigoles pas. Parce que ce n'est Absolument. Jamais. Drôle.) et de tracer notre route à travers la verdoyante Ecosse, direction the Isle of Skye, sur la côte ouest du verdoyant pays susnommé.

Nous voilà donc partis, tout heureux dans notre magnifique Nissan Qashqai à la couleur dont les qualités esthétiques sont quelque peu contestables (d'aucuns diraient "à gerber". Mais je ne suis pas homme à tomber dans de telles extrémités). Mais puisqu'une image est toujours mieux qu'un long discours (sauf pour les aveugles bien évidemment. Mais statistiquement, assez peu d'aveugles passent sur ce blog. C'est un public très difficile à conquérir.) voilà une jolie photo de notre fringante monture. Au passage, tu peux remarquer Christophe, conducteur officiel et exclusif de ce weekend, et qui est comme tu peux le constater très fier de sa voiture.


Evidemment, le fait qu'il en soit fier ne l'a pas empêché de mener une guerre sans merci contre les trottoirs gauches, même si les raisons qui ont pu le conduire à de tels actes de haine incontrôlée restent à cette heure encore à éclaircir. Evidemment, le manque d'habitude de conduire du côté gauche de la route pourrait être une explication*, mais tant de violence doivent surement cacher quelque chose de plus grave (que celui qui a dit "une homosexualité refoulée" se dénonce! Personne? Ah bah ça devait être moi alors.) En bref, il est heureux que nous ayons eu un 4x4.
Quoi qu'il en soit, un des premiers enseignements que ce voyage nous a apporté, c'est que prendre la route en Ecosse n'est pas une activité demandant un sens de l'orientation extrêmement développé. En effet, la plupart du temps, il n'y a qu'une route. Vallonnée, certes, mais néanmoins unique. En fait, c'est comme si on avait tourné que deux fois dans tout le voyage. Deux intersections en 185 miles de trajet, reconnait que ça fait peu.
Arrivée donc à Kyleakin, charmante bourgade juste après le charmant pont reliant la charmante Ecosse à la non moins charmante Ile de Skye. Ce joyeux bourg, comme toute ville écossaise qui se respecte, a pour principale attractions quelques ruines. C'est fort beau.


Et, en plus, un port plus que surchargé, comme en témoigne cette photo :


Malgré cette folle animation, ça n'empêche pas de faire de jolies photos.


Une fois nos affaires déposées dans notre auberge (oui, nous avions réservé une chambre, la probabilité de trouver un McDonald's ouvert 24/24 à Kyleakin étant étrangement faible. Comme quoi la mondialisation n'est pas encore partout. Amazing.) Retour dans notre Nissan Qashqai pour faire connaissance avec l'objet de notre voyage : le paysage. Et, dès le début, on n'a pas été déçus par une sauvagitude que n'aurait pas renié Byron Sully (néologisme suivie d'une référence culturelle douteuse. Cette phrase va rentrer directement au hall of fame des moments de honteux de ce blog.).



Après cette alléchante mise en bouche, retour au crépuscule (vers 22h donc. Oui parfois, vivre autant au nord procure de réels avantages) à Kyleakin. Et là, c'est le drame. Enfin presque. Notre ami Christophe, pourtant d'ordinaire d'un naturel débonnaire, est pris d'un accès de rage soudaine, et décide de foncer sur Maman Mouton, Papa Mouton et Bébé Mouton qui traversaient gentiment la route, et ce malgré les cris de frayeur répétés de nous autres pauvres passagers. Heureusement, retrouvant la raison, notre brave conducteur décida de les éviter, et prétexta qu'il les avait vu depuis le début et qu'il maitrisait parfaitement le véhicule. Ne voulant pas contrarier un tel danger, qui de plus tenait notre vie à tous entre ses mains, nous n'osâmes pas le contredire, mais il est clair que nous n'en pensions pas moins. Heureusement, Christophe étant aussi un photographe de talent, on lui pardonne :


Le lendemain, départ matinal (si si, c'est vrai!), vers la première destination de la journée : la distillerie Talisker, plutôt renommée chez les amateurs de whisky. Enfin il paraît. Parce qu'elle était fermée. Heureusement, nous ne sommes jamais à court d'idée, et reprenons la route vers Talisker Bay. De là, assez peu à dire. Moutons, beauté du paysage, moutons, mer, moutons. Et encore moutons.







Si tu te demandes ce que fait la personne sur la 4ème de ces photos, et si cela a un rapport avec un quelconque besoin de satisfaire un besoin naturel induit par son réflexe gastro-colique, je ne peux te répondre. Je ne connais pas cette personne.
Et tiens, en bonus, un petit aperçu de la route pour rejoindre cette magnifique baie. Là encore les moutons sont rois.


Une fois les yeux emplies de toute cette beauté, qui transparait malgré tout bien mal dans ces quelques clichés, nouvel objectif : Dunvegan Castle. Demeure ancestrale du clan Macleod of Macleod. Et, anticipant l'interrogation qui va surement te venir à l'esprit, non cette fois ce n'est pas un clin d'oeil à une série télévisée à la qualité discutable. C'est vraiment le domaine des Macleod. Par contre, encore une fois, j'anticipe : pas de Duncan dans leur arbre généalogique. C'est regrettable.
Dunvegan Castle donc. Magnifique château s'il en est. Enfin je crois. Parce que, forcément, on a choisi d'y venir en pleine rénovation. Donc au final, c'est comme si un Enfant de Don Quichotte avait décidé de quitter le Canal Saint Martin pour se ressourcer dans sa résidence secondaire. Heureusement, le parc entourant le château est très agréable, tout comme la vue depuis les remparts.





Dernière péripétie de notre voyage, mais non des moindres (et je pèse mes mots) : la fameuse balade en bateau sur Loch Dunvegan (Votée "One of the Best UK Days Out" par The Sunday Times Travel Magazine. Impressionant n'est ce pas?). Admirons tout d'abord notre fière embarcation :


Eric Tabarly aurait été jaloux, je n'en doute pas. Mais, outre l'ivresse de la navigation, le réel but de cette épopée est la visite aux colonies de phoques. Et là, c'est vraiment magique. C'est tellement cool comme animal un phoque.



Après cet instant de totale communion avec la nature, c'est malheureusement l'heure du retour vers Aberdeen. Sur le chemin du retour arrêt à un autre château dont le nom m'échappe totalement (d'ailleurs, si quelqu'un peut me le retrouver, il aura droit à ma reconnaissance éternelle. Enfin peut être pas éternelle. Mais je serais reconnaissant quand même hein, je me fous pas de vous.) En tout cas, encore une fois, c'était beau.


En plus, ça a donné l'occasion à mes amis de prendre une magnifique pose que n'aurait pas reniée la troupe du Splendid au moment où ils ont arrêté d'être drôles.

(Je sais ce que tu penses lecteur : tu te dis que tu trouvais les photos de phoques plus sexy. Et je ne peux t'en blâmer.)

Après un voyage de retour sans histoires, mais malgré tout plein de discussions hautement philosophiques, nous retournâmes à nos foyers respectifs, quelque peu déçus que ce weekend se termine, mais des souvenirs inoubliables pleins la tête. Et ça c'est beau.

Précision morale : au cas où tu en doutes, Christophe n'est ni un danger public au volant, ni un psychopathe, ni un tueur de mouton en puissance, ni même un homosexuel refoulé. Ce n'est que de l'humour bien évidemment. A aucun moment je n'ai cru mourir. Que demander de plus? Et d'ailleurs, je voudrais le remercier pour ses photos, puisque la moitié de celles présentées ici sont issues de l'union de son appareil et de son indéniable talent. Vraiment, quel homme...

_____________
* Une notion assez difficile à assimiler, je le reconnais volontiers. Heureusement, les britanniques sont des gens prévoyants :

4 commentaires:

laetitia a dit…

ah la la mon pti elie, je reconnais bien là ton humour décapant... pour ce qui est de la blague de juriste, j'ai failli rire, bien tenté... mais je ne peux toujours pas me faire à cet humour... et pourtant dieu qu'ils sont droles les juristes nanterrois!!! la dernière en date à propos de notre chargé de TD qui nous a planté 4 semaines de suite "ooohhh non bis in idem" mouahahahahhaah je te laisse cogiter la dessus!!

merci de me faire bcp rire avec ton blog en cette joyeuse période de partiels!!!
vivement que tu rentres qu'on se marre un peu!!!!
bisous

Elie a dit…

Merci Laet, c'est vraiment gentil. Je ne commenterais pas ta blague de juriste, parce que c'est quand même super violent comme blague... ça donne pas envie d'aller à Nanterre!!
Et oui le retour arrive à grands pas!

Bon courage pour tes partiels!

Bisous

Unknown a dit…

mais dit donc élie nicolas hulot n'a qu'a bien e tenir avec des paysages aussi magnifiques ! mon coup de coeur : les moutons évidemment !!! on se croirait en nouvelle-zélande ( oui je sais ca fait cliché tout de suite mais bon tu me le pardonneras comme le reste lol )

Elie a dit…

Euh "nicolas hulot" c'est censé être un compliment?^^
Oué les moutons ça pète, mais les phoques étaient quand même beaucoup plus classes...