12 février 2010

Franchir le rugby con


I got game, She got game
We got game, They got game
He got game
It might feel good
It might sound a little something
But fuck the game if it ain't sayin nuttin

C'est parti pour Le tournoi des 6 nations comme si vous y étiez! (Je sais, début d'article nul. 20000$ à celui qui me trouve une phrase d'accroche correcte. Peut-être.)

07/02/2010

6h15* : Réveil. Pas cool. Mais le fan de sport est prêt à tout pour son équipe favorite. Identité nationale oblige.
6h30 : Petit déjeuner. Enfin, si j'avais fait les courses la veille. Ce qui n'était pas le cas. Re-Pas cool. Note à moi même : 2 mandarines ne font pas un petit déjeuner correct.
6h45 : En route pour la gare. Froid. Nuit. Sommeil. Mecs bourrés sortant de boite. Rien à signaler.
7h15 : Départ du bus. Froid. Nuit. Sommeil. Pas de mecs bourrés sortant de boite. C'est pas plus mal.
7h15 - 10h30 : trajet pour Edimbourg. Comme explicité dans un article précédent (que je suis absolument certain que tu te rappelles), baie de Dundee, soleil levant, beauté du paysage. Enfin je crois. Evidemment, quand on dort tout le trajet, c'est difficile d'en profiter
10h30 : Arrivée à Edimbourg. Si je n'avais pas vécu en France pendant approximativement 20 ans, je crois que j'aurais dit "je n'ai jamais vu autant de français de ma vie". Là, je me contenterai de comparer le nombre de français dans les rues de la capitale écossaise au nombre de défaites du GF38. Pour les chanceux qui n'ont aucune connaissance de l'existence du GF : c'est énorme. Et c'est peu de le dire.
10h42 : Office du tourisme pour déterminer le meilleur moyen de se rendre au stade. Tiens qu'est ce que c'est là bas? Tiens, c'est pas l'équipe de France? Ah oui, tiens l'équipe de France dans la rue à tout juste 10m de nous. Au moins, on est surs qu'on s'est pas trompés de jour et de ville. A noter qu'en fait ils sont pas si impressionnants que ça. Tous plus petits que moi. Oui, je comprends lecteur, toi aussi tu as du mal à imaginer que cela puisse être possible. N'empèche que quand Emile N'Tamack passe à 2m de toi, et bin ça fait quelque chose. Enfin presque.
11h30 : Burger King. No comment.
13h00 : Départ pour le stade. Comme les Gremlins, les français sont de plus en plus nombreux. Ils se reproduisent vraiment à une vitesse folle.
13h27 : Sur la route, omniprésence de pubs pour une marque de whisky (mauvaise, selon les estimés membres de la Malt and Whisky Society). Parfois, les écossais manquent quand même d'originalité. (D'ailleurs, en parlant de clichés, information inutile : l'Ecosse est le pays au monde comptant la plus grosse proportion de roux. 13% de sa population. Prends toi ça dans les dents Irlande et tes petits 10%. True story)
13h45 : Arrivée devant le stade. Avec tous ces français, on se demande où les écossais vont bien pouvoir s'asseoir.
14h30 : Alors que les supporters écossais ultimes sont en kilts et jouent de petits airs de cornemuses, les supporters français ultimes sont peints de la tête aux pieds et chantent des chansons paillardes. De quoi être fier de la classe à la française. Mais au moins nous, on rigole.
14h52 : Marseillaise. Sympa.
14h54 : Flower of Scotland. Enorme claque dans notre nez. Un coup à vous filer des frissons tellement c'est impressionnant. Evidemment, si on était pas déja en train de frissonner grâce à la température culminant à un bon 4°C.
14h59 : Coup d'envoi
14h59min30sec (1ère min): Oooouuuppppppffff, Rougerie vient de prendre carrément cher. Vue la réaction du public, tout le monde a eu mal pour lui. Même si j'imagine qu'il a eu plus mal que nous.
15h10 (10ème) : 3-0 pour l'Ecosse. La France a peur.
15h11 (11ème) : Ah bah non. La France n'a pas peur : essai de Clerc.
15h12 (11ème) : Ah bah non (X2). Essai refusé après l'arbitrage vidéo. Dommage que ce soit pas Thierry Henry qui ait fait l'action décisive, pas de doute qu'on l'aurait accordé sans aucune vidéo.
15h15 (15ème) : Essai de Bastareaud! Cette fois pas de doute. De toute façon, sa moustache aurait surement dissuadé l'arbitre de douter de lui.
15h33 (33ème) : 2ème essai de Bastareaud, la France prend le large! Commentaire de Christophe : "Pour courir aussi vite, il a du se croire poursuivi par une table basse".
15h34 (33ème) : Tiens il (Bastareaud, pas Christophe) célèbre son essai comme John Cena. U Can't C Me!
15h40 : C'est la mi-temps!
15h50 (41ème) : Coup d'envoi de la 2ème mi-temps. Directement en touche. Du coup, la France récupère la balle. Certains supporters écossais ont l'air légèrement blasés.
16h02 (53ème) : Dialogue d'anthologie : "Mais c'est combien une mi-temps? -40 minutes -Mais y'en a 2 ou 3?" Gros niveau chez les supportrices de l'équipe de France.
16h22 (73ème) : entrée de Michalak. Ces mêmes supportrices sortent leur appareil photo
16h26 (77ème) : le brave supporter écossais derrière nous fait remarquer à son voisin que c'est normal que la France gagne, vu que sa population est de 60 millions d'habitants, et que l'Ecosse n'en a que 5 millions. Explication à la logique imparable.
16h30 (80ème) : victoire de la France!
18h45 : départ du bus pour Aberdeen.
20h24 : changement de bus à Perth, et sa notoire absence de gare. Malheureusement, la correspondance à eu une panne à Glasgow. Froid. Nuit. Sommeil.
21h11 : départ de Perth. Définitif. Un conseil : si vous cherchez quoi visitez en Ecosse, ne mettez pas Perth en haut de votre liste.
22h33 : Aberdeen! Froid. Nuit. Sommeil. Mais quand on est dans son lit, c'est moins grave.

PS : promis, bientot un article avec des photos de tout ça. Sauf de Perth bien évidemment.
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*Ndl'A : toutes les heures sont données GMT évidemment**
**Ndl'A (bis) : Précision inutile, j'en conviens bien.

2 février 2010

"Une vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue" Socrate




Free like the river
Flowin' freely through infinity


Bon, Stevie le dit peut être avec légèrement trop d'emphase, mais cette chanson décrit plutôt bien le sentiment qui m'a envahi quand j'ai pu ranger mon petit stylo et mon dictionnaire français/anglais, après 2h à réfléchir, entre autres réjouissances, sur la critique de l'imperative positivism par Herbert Lionel Adolphus Hart, ou sur la façon dont les différentes branches du féminisme critiquent les système légaux traditionnels. Tu peux le voir, en Erasmus, on s'éclate en permanence!
Car oui, si j'ai été absent de la blogosphère ces dernières semaines, tu te doutes bien que ce n'est pas par manque d'amour pour toi (enfin, ça dépend qui tu es hein. Je suis pas en train de dire au monde entier que je l'aime. Parce que c'est loin d'être le cas. Même si le fait que tu sois en train de lire cela joue en ta faveur, bien évidemment), ou par manque d'inspiration (car ma vie est passionnante et pleine d'anecdotes savoureuses, comme tu as pu le remarquer), mais plutôt par manque et de temps, et de motivation. Denrées qui, en temps de révisions intensives, font clairement défaut. Mais comme Michael Jordan l'a si bien dit en 1995 : "I'm back" (vraiment, c'est fou ce que Michael et moi on a en commun).
Bref, pour faire simple et efficace, et te faire un compte rendu de ces semaines de silence, voilà 10 remarques sur les révisions et les partiels en Ecosse :


1) Les révisions, c'est nul, même à l'étranger. Pas la peine d'essayer de fuir. Qui dit révisions, dit ennui, même en anglais. Grande découverte non?


2) Si vous manquez de sommeil, n'allez pas réviser au 1er étage de la BU droit d'Aberdeen. Un endroit silencieux + une température avoisinant les 30°C + un siège relativement confortable = une bonne sieste. Ce qui n'est pas le but de venir à la BU, tu en conviendras.


3) Les britanniques ne savent pas se servir de distributeurs automatiques. L'avantage, c'est que parfois les distributeurs susdits non seulement te filent une canette gratuite, mais en plus te rendent la monnaie sur l'argent que tu n'as pas donné. En période de révisions, il n'en faut pas plus pour illuminer ta journée.


4) Le rez de chaussée de la BU est plein d'asiatiques en révisions, le 1er étage est plein de noirs en révisions. Je me dégage de toute responsabilité quant à l'explication (à laquelle je suis sur que tu as pensé) liée à la différence de température indiquée en 1). Le racisme et les préjugés, c'est mal.


5) D'ailleurs, en parlant de racisme et de préjugés : les espagnols sont tout le temps en pause. Quel peuple de faignants.


6) Passer ses partiels dans un gymnase pas chauffé (ou si peu), alors qu'il neige dehors, et que tu es sous une fenêtre qui ne peut être fermée, c'est pas drôle.


7) Les britanniques sont plutôt tranquilles sur la procédure des examens : tu arrives dans la salle 10 minutes avant le début de l'épreuve, et les sujets sont déjà sur la table, et même pas face cachée. Pile le temps qu'il te faut pour se faire une petite concertation amicale sur les réponses à donner. Honnêteté, quand tu nous tiens...


8) Les séries américaines sont le meilleur moyen de : a) te changer les idées après une journées de révisions, b) te faire perdre plein de temps de révisions parce que tu n'arrives pas à décoller. (Oui, faire des plans en deux parties, ça me manque.)


9) Ce qui est bien avec les révisions c'est que... ah bah non.


10) Encore plus fort que la théorie du "je choisis toujours la queue qui n'avance pas au supermarché", la théorie du "en partiel je suis systématiquement assis de la personne qui remplit 10 pages quand moi j'en écris 4". Applicable aussi bien en France qu'en Ecosse. Qu'est ce qu'il peut bien y avoir à raconter d'intéressant sur la conception naturaliste de la normativité? (Question réthorique. Tu te doutes bien que la réponse est : "Absolument Rien")