Voilà, même si ces 3 derniers mois ont été un peu près tout sauf des "lonely days", et malgré le fait que personne que j'ai envie d'appeler "my baby" ne m'ait écrit (non pas que je le regrette hein. Parce que je ne voudrais pas que tu penses que même une infime partie de ce séjour n'est pas géniale. Parce qu'il l'est tout entier. Truly and utterly), j'ai mon "ticket for an aeroplane" et repars passer quelques jours en ma demeure continentale. Parce qu'après tout, j'ai beau me moquer de toi, mais tu me manques lecteur. Enfin, quand je n'ai rien à faire d'autre que de penser à toi, c'est à dire jamais. Mais l'intention est là, je peux te le dire. Et puis, soyons honnêtes, je rêve de raclette et autres joyeusetés qu'il est malheureusement impossible à réaliser ici. Bizarrement, sans lardons et sans reblochon, c'est super difficile de faire une tartiflette... Vraiment, Erasmus est plein d'enseignements.
Bref, tout ça pour dire que ce blog va connaitre une légère pause. Où est l'Aberdeen State of Mind si je suis à Echirolles, Neufchateau, Nancy, ou autres destinations idylliques? Mais ne pleure pas lecteur, je reviens en Janvier. Pendant ce temps, tu pourrais (par exemple) réfléchir à quel cadeau me ferait le plus plaisir. Un indice : plus que l'intention, c'est le prix qui compte.
C'est sur cette belle pensée pleine d'esprit de Noël que je déclare ouverte la trêve de Noël! Joyeuses fêtes cher lecteur! Et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures...
Voilà, je peux rayer "commencer un article en citant el General en jefe Emiliano Zapata" de ma liste des choses à faire avant de mourir. Je suis sur que peu de gens peuvent en dire autant. Elie 1 - Reste du Monde 0.
Pourquoi cette référence? Parce que, tout comme les peuples opprimés, les Ecossais vivent dans l'obscurité. Evidemment, pas parce qu'ils sont soumis au joug d'un régime dictatorial restreignant les libertés les plus fondamentales telles que le droit de manger des pâtes carbonaras quand on le désire (quoique... oh merde, le Royaume Uni est bien une dictature! Préviens Robespierre, le Che et Copernic, ce pauvre pays a besoin d'une révolution!), mais parce qu'il ne fait littéralement jamais jour. Ou presque. Enfin, disons que quand tu fais la grasse mat jusqu'à midi, et que le soleil est couché à 15h30, la journée passe très très vite. Mais, rassure toi, ça n'empêche pas ma vie d'être géniale!
Dernière preuve de génialitude : visite de Balmoral Castle, résidence de vacances de la Reine. Un parc immense, des collines, des forêts, des cerfs... Et donc un château. Plutôt joli de l'extérieur d'ailleurs. L'inconvénient, c'est que l'intérieur n'est pas visitable. Sécurité intérieure oblige, imagine que l'on veuille attenter à la vie de la Reine, en retirant le tapis de la salle de bains par exemple, pour qu'elle glisse sur le carrelage et qu'elle se rompe la nuque sur le bord de sa baignoire. Ou alors en lui volant tous ses rouleaux de PQ pour qu'elle ne puisse plus aller aux toilettes et qu'elle meure d'une occlusion intestinale. Reconnais que ça manquerait de panache pour une Reine. Donc voilà, impossible de visiter la salle de bains royale, ou les toilettes royales, ou même le placard à balais royal. De fait, ce qui est génial quand on visite les jardins, c'est que le guide peut donc nous dire "Et là, c'est la fenêtre de la chambre royale. Ou pas. Parce que nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe dans le château. Mais c'était la chambre de la reine Victoria en tout cas." Ce qui me semble déjà assez dangereux comme information : dans l'hypothèse où on invente la machine à remonter le temps, on pourra lancer des cailloux dans la tête de Victoria depuis les jardins. Ou lui tirer dessus au pistolet laser (parce que rappelle toi, on vient quand même de remonter le temps de quelques centaines d'années, donc un pistolet laser, ça reste un petit gadget).
En même temps, la seule salle visitable était la salle de bal (où les photos étaient interdites), où là déco oscillait entre le kitsch et la laideur absolue. Passe encore sur les portraits de chiens (après tout, quand on voit la tête du Prince Charles, on comprend qu'ils préfèrent peindre leurs animaux de compagnie), mais le tableau du perroquet sur son perchoir avec un chien qui le regarde était juste ignoble. Si le reste du château est du même acabit, l'interdiction de visiter prend tout son sens.
A part ça, que dire? Pas grand chose. Cette semaine a été plutôt calme, le semestre se termine tranquillement, le retour en France se rapproche (d'ailleurs, si tu veux organiser une fête surprise pour fêter ça, je te conseille de te presser, tu n'as plus beaucoup de temps), et la "période soirées de Noël" a fort bien commencé. Tu savais qu'avant, le mercredi c'était le jeudi?
PS : si tu ne comprends pas cette dernière blague ne t'inquiète pas, c'est normal. PPS : sur le sujet des 16h de nuit par jour, j'ai longuement hésité à intituler cet article "Vampire state of mind", mais je pense que la base de mon lectorat n'étant pas forcément fan de Jay-Z, tu n'aurais malheureusement pas apprécié ce jeu de mot à sa juste valeur. De même, j'ai renoncé à dire "Les jours sont tellement courts que je risque de devoir passer par les Chemins des Morts", parce que là, pour le coup, personne n'aurait compris. Et c'est bien dommage, c'est pourtant une référence culturelle littéraire de haut niveau. Tant de calembours qui passent à la trappe...
J'ai combattu la loi, et la loi m'a vaincu. Chanson que, en tant qu'étudiant en droit (et fier de l'être. Enfin peut être.) je pourrais chanter tous les jours, comme hymne à la gloire du règne de la loi, expression de la volonté générale, et dernière garantie de moralité dans notre société chaque jour un peu plus dépravée, usée par la recherche permanence du profit et de la jouissance immédiate, sans aucune pensée en direction d'un avenir qui s'annonce bien sombre.
Mais, cher lecteur, rassure toi, ce blog restera pour toujours un phare dans la noirceur des jours futurs. Tout cela doit t'échapper en ce moment, mais tu comprendras mieux quand les machines prendront le pouvoir (ce qui ne saurait tarder), ou qu'une vague géante engloutira New York (et donc le monde), ou que les extraterrestres décideront de détruire la planète, juste par pure méchanceté, parce qu'après tout, ils sont petits et verts. Tout ce ramassis de stupidités pour dire que, même si, comme mon très cher frère (que la paix soit avec lui) me l'a fait remarquer, il n'y a eu que deux articles en novembre, cela ne veut pas dire que j'ai laissé ce blog, oeuvre de ma vie, à l'abandon.
Bref, passons outre cette légère digression sur l'avenir de ce blog (et donc du monde), et revenons plutôt à ce brave Joe (Strummer, of course. Au contraire de KT Tunstall, si tu ne le connais pas, je ne peux que te conseiller d'apprendre à connaitre ce gentil garçon.) et ses cailloux qu'il casse sous un soleil brulant (L'ingrat. Qu'il vienne casser ses cailloux en Ecosse, et on verra s'il se plaindra toujours du temps qu'il fait dans son pénitencier). Cette chanson est liée au fait que cette semaine, j'ai continué mon année de touriste (année d'études? Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler) et suis allé visiter la Court of Session, et la High Court of Justiciary, respectivement les juridictions suprèmes écossaises en matière civile et pénale. Je sais, si tu es juriste, tu est follement jaloux de cette magnifique opportunité. L'inconvénient, c'est que, comme dans tout bon tribunal, les photos sont interdites. Donc, paf, impossibilité technique de montrer à tes yeux ébaubis (oui oui, c'est un vrai mot) ces vénérables institutions. Pour avoir une idée de ce que ça donne, imagine donc un grand bâtiment pleins de gens comme ça :
Voilà, tu as l'idée générale. Je ne doute pas que tu es impressionné. Et, oui, ils portent tous (juges, avocats, greffiers, huissiers...) sans exception une perruque pendant les audiences. Ce qui pourrait prouver que tout ces gens censés être très sérieux ont un grand sens de l'auto-dérision et une capacité hors du commun à garder leur contenance en toutes circonstances (parce que, regardons les choses en face, ça doit être vachement dur de condamner un mec à la prison à vie alors que tu as un rat mort posé sur la tête. Ta crédibilité en prend un coup. D'autant que d'un point de vue purement esthétique, c'est toi qui mériterais d'être derrière les barreaux.) Mais, bizarrement, il y a une raison pour laquelle ils portent ces immondes choses (outre le fait que les juges sont souvent vieux et chauves, et doivent donc complexer au moment de juger des jeunes beatniks chevelus), c'est en fait pour des questions de sécurité. Apparemment, il y a quelques années, il y a eu un mouvement pour qu'ils arrêtent de porter des perruques, et le nombre de juges agressés à leur domicile a connu une nette augmentation. Crois le ou non, il semble que la perruque protège l'anonymat.
PS : Ca fait longtemps que je n'avais pas fait un article sans t'insulter non? Pas la peine de me remercier, je suis presque sur que ça ne durera pas.
Entre la fac le boulot les amis les soirées et la fonce-dé?
L'esprit porté sur tout et pourtant sans cesse occupé
Plus on en fait, plus on en fait
En effet, heureusement que je ne pratique pas la fonce-dé, parce que ces dernières semaines ont été très intenses. Ce "plus on en fait, plus on en fait" s'est plutôt très bien vérifié. Si tu te dis "mais comment peut il être si chargé, alors que son emploi du temps est outrageusement famélique?", je te demanderai d'écrire un essai de 2000 mots sur le fonctionnement de la Cour de Justice des Communautés Européennes, et un autre de 2500 mots sur un texte de 30 pages intitulé "Law as a moral idea", tout ça dans une langue qui n'est pas celle de ta patrie bien-aimée. Et en gardant un minimum de vie sociale évidemment, sinon le suicide guette. Et là, pour une fois dans ta vie, tu te rendras compte ce que c'est que travailler, parce que, tout le monde le sait, à l'exception de quelques personnes, les gens qui lisent ce blog ne font rien de leur vie (l'avantage de rajouter cette exception, c'est que personne ne va se sentir visé, et donc je peux continuer à t'insulter en toute quiétude, sans que jamais tu ne m'en veuilles. Naïf que tu es.)
Heureusement, ces essais sont rendus, et donc je peux te relater mon dernier voyage au pays du Chardon, dans la charmante bourgade de Saint Andrews. Mais d'abord, un petit peu de culture générale : le Saint Andrew's Day (le 30 novembre) est la fête nationale écossaise, puisque Saint Andrew (ou André pour les francophone. Dédé, pour Christophe. Aucun respect.) est le saint patron de l'Ecosse. La croix sur laquelle il a été crucifié est même le drapeau écossais!
Du coup, à Saint Andrews, où sont censés se trouver des reliques de Dédé, un festival a lieu tous les ans autour du 30 novembre. Et c'est ce que nous, pauvres touristes, sommes allés voir.
Au passage, Saint Andrews est bien plus qu'une ville de la côte écossaise où se trouve des reliques, puisque c'est là qu'a été inventé le golf : le Royal and Ancient Golf Club of Saint Andrews est le plus vieux (et donc le plus prestigieux) des clubs de golf au monde, et c'est lui qui a autorité pour édicter les règles de ce sport dans le monde entier. Enfin, c'est là que se tient le British Open de golf, la plus ancienne (et donc la plus prestigieuse) des levées du Grand Chelem.
L'Université de Saint Andrews et la troisième plus vieille (et donc la 3ème plus prestigieuse... enfin peut être) université de langue anglaise au monde. C'est d'ailleurs là qu'a étudié le Prince William, ce qui doit être une preuve de l'excellence de cette université. Je pense qu'on peut légitiment imaginer que le numéro deux dans la ligne de succession pour la royauté de 16 états n'a pas étudié dans une école au rabais. Mais évidemment, je peux me tromper.
Enfin, ou plutôt "surtout", c'est là qu'a grandi l'immense, et internationalement renommée... KT Tunstall. Si tu ne sais pas qui c'est, ne prends pas la peine de chercher, ça ne vaut pas le coup.
Voilà pour la minute culturelle, ne me remercie pas pour cette manne de connaissances, tout le plaisir a été pour moi. En plus, tout ce que je viens de dire, je viens de le pomper sur Wikipédia.
Samedi matin, nous voila donc partis pour Saint Andrews. Après un trajet en bus sans histoires (sauf que Joseph a du donner un rein au moment de payer. Enfin en tout cas, c'est l'impression qu'il a donné, tellement il a eu l'air de mal vivre le fait de payer son billet. Si tu veux en tirer des conclusions sur les problèmes éventuels de ce garçon face aux règles les plus élémentaires de la vie en société, telle que "payer quand on prend le bus", libre à toi), nous voilà arrivés à destination. 10 minutes plus tard, on avait fini de traverser la ville de part en part, ce qui te donne une idée de sa taille.
Comme dans toute ville écossaise qui se respecte, de superbes ruines :
Ensuite, la température culminant à un bon 4 degrés, pause chocolat chaud / café / thé (rayer la mention inutile), où l'on a pu apprécier le souci du détail de nos amis britanniques (et aussi la folie de Noël qui semble les animer) :
Lovely, isn't it? Après une nouvelle traversée de la ville (10 minutes donc, si tu as suivi) et quelques courses pour les plus imprévoyants (dont, crois le ou non, je ne faisais pas partie) n'ayant pas de sandwichs, recherche d'un endroit pour déjeuner. Sauf que, comme mentionné précédemment, il faisait 4 degrés,ce qui retire grandement aux charmes du pique nique entre amis. Le repas fut donc vite expédié, et hop dans le premier truc qui vient pour nous réchauffer, le musée du Golf. Assez sympa dans l'ensemble, sauf les jeux pour enfants de la fin, bien évidemment, qui eux étaient géniaux. C'est fou comme les déguisements marchent bien à tout âge.
Une fois bien réchauffés, retour dans la froideur automnale pour une balade sur le magnifique bord de mer. Et là, le magnifique est tout sauf une exagération :
Ensuite un petit saut au Saint Andrew's Museum, avec une exposition sur des costumes écossais anciens, ce qui, à part permettre aux filles de se déguiser pour la 2ème fois de la journée, était plutôt pas très intéressant.
Enfin, direction ce qui était censé être le point culminant de la journée : le "sons et lumières" (en français dans le texte), seul évènement payant de la journée (3£. Tout un budget comme tu peux l'imaginer). Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été... décevant. Disons que appeler un "son et lumière" la projection de diapos sur une façade avec des bruitages d'un intérêt moyen, tout cela pour une durée totale de 10 minutes, on s'est quelque peu sentis roulés si j'ose m'exprimer aussi trivialement. Si tu veux te faire une vague idée, une petite vidéo filmée par mes soins :
Voilà, fin de journée, après une étape fort sympathique à Dundee, retour à Aberdeen (ou au Groënland, pour autant que je sache, vu la température pour le moins glaciale). Et c'est là que s'arrête à la fois ma journée de samedi et mon article.
Mais, rassure toi, cette semaine va être pleine d'animations aussi, promesse d'articles tous plus excellents les uns que les autres. Plus on en fait, plus on en fait...
Oui lecteur, tu as bien lu, je parle de football. Avant que tu ne m'envoies un exorciste, quelques explications s'imposent. En un, cette chanson s'accorde parfaitement à l'actualité footballistique de notre grande et belle Equipe de France. Actualité dont je ne te ferai pas l'affront de te rappeler la teneur, je suis sur qu'entre deux impatientes et fébriles visites à ce blog, tu as regardé la télévision, écouté la radio, lu un journal, ou simplement discuté avec des gens, et de fait entendu parler de cet pur instant de génie sportif qui a eu lieu hier. Si ce n'est pas le cas, et donc que ce blog est le seul lien qu'il te reste avec le monde extérieur, j'ai envie de te dire : dommage pour toi. Mais, partant du principe que tous mes lecteurs sont brillants, ouverts sur le monde, et aussi au courant de l'actualité que l'on peut l'être tout en épargnant juste un instant pour regarder le dernier épisode de Dexter, je ne relaterais donc pas le dénouement hautement polémique de ce dernier match, et ne me prononcerais sur le sujet très à la mode qu'est "Thierry Henry est il une petite salope?". Déjà parce que les gens qui donnent leur avis sur le foot en public passent 83% du temps pour des cons (enquête menée sur 10 ans à regarder Téléfoot et ses interviews de buralistes, boulangers, fleuristes ou chômeurs marseillais, bordelais, lorientais ou auxerrois analysant les performances "exceptionnelles" / "catastrophiques" / "pathétiques" / "trop pourries quoi" (au choix) de leurs équipes favorites respectives, d'un point aussi bien taquetique que téqueniques) (Waou encore une parenthèse énorme. Tu ferais bien de relire la phrase dès le début si tu veux comprendre la suite), mais aussi parce que, objectivement, je m'en fous.
"Pourquoi cet article alors? Ne deviens tu donc pas insensé d'écrire pour dire que tu ne diras rien?" t'interrogeras-tu, craignant que je m'égare dans des considérations éloignées de l'objet premier de ce site, c'est à dire relater mes tribulations écossaises. "Je vais bien, ne t'en fais pas" te rassurerai-je (très bon film au passage). En effet, le véritable sujet de cet article n'est pas le match de foot lui même, mais bien le contexte dans lequel j'ai vu ces deux rencontres d'exceptions face à l'Irlande.
D'ailleurs, si tu es une personne censée, et que logiquement tu n'aimes pas le foot, mais que tu regardes malgré tout parce que, bon, c'est la France qui joue quand même, et ça fait partie de l'identité nationale, et que par conséquent tu t'ennuies prodigieusement face à ta télévision, sans même la satisfaction de voir un semblant de beau jeu, je te conseille de faire comme moi : va voir un match en territoire ennemi. En l'occurrence, pour moi, ce fut au O'Neil's, qui est, comme son nom l'indique, un des deux Irish Pubs d'Aberdeen. Le fait d'être entouré de quelques dizaines de supporters de foot (pas cool), qui sont en plus irlandais (encore moins cool), et passablement imbibés de Guinness (pas cool du tout, mais alors pas du tout du tout) en se réjouissant de quelque chose qui les énerve au plus haut point (au hasard, la défaite de leur sélection nationale) donne un côté "adrénaline" qui rend ce sport stupide beaucoup plus intéressant. Honnêtement, se faire insulter a rarement été aussi kiffant. Mention spéciale au brave garçon en blanc, qui nous a gratifié d'un très sympa "Fuck off and go back to France" avec un air agressif que n'aurait pas renié Gargamel (oui, c'est le seul mec méchant qui me vient à l'esprit. Mais reconnais qu'il est très très méchant), et au "Fucking French bastards" entendus un peu plus tard dans la rue. Bref, ces deux matchs ont été une source d'amusement au plus haut point, et en plus, c'est les gentils qui ont gagné à la fin. La vie est bien faite parfois.
PS : si tu détestes le foot, et donc que tu as trouvé cet article inintéressant comme jamais, je m'en excuse platement. J'aurais bien voulu parler d'autre chose, mais cet autre chose c'était l'espèce de "parade de Noël" le soir où ils ont allumé les illuminations dans les rues. Tradition sympa, mais faire promener le Père Noël dans les rues le 15 novembre, c'est nul. Même s'il est accompagné de cornemuses et de pigeons géants.
Oui, une nouvelle façon de te faire découvrir la musique du jour, mais il m'a été impossible de trouver cette chanson de la manière habituelle, et cette série d'interrogations se posant régulièrement à moi, et pas seulement on Saturday night, je ne voyais pas par quoi d'autres commencer ce post qui traitera de soirées (puisqu'il semble que l'opinion publique réclame ardemment des nouvelles de la vie nocturne à Aberdeen).
Mais d'abord, merci à toi lecteur, d'ici ou d'ailleurs, de venir lire ce blog. Depuis le commencement de ce blog il y a moins de 2 mois, un peu plus de mille visiteurs sont venus lire mes articles. Bon, regardons les choses en face, je suis loin d'être une star du net, mais savoir qu'il y a 25 personnes par jour qui viennent voir si j'ai exposé ma vie encore un peu plus, ça a quelque chose de...flippant. Oui, lecteur, tu es flippant. Ma vie est elle si passionnante? Après on s'étonne que la télé réalité fasse des audiences de tarés... Bon évidemment, dans ces personnes il faut compter une part de mecs qui tombent la par pure chance (que celui qui a trouvé ce blog en tapant comme mot clé sur google "elle a un gout marqué pour l'alcool" se dénonce). Mais, hasard ou pas hasard, je te remercie lecteur, c'est toujours un plaisir de pouvoir te divertir, t'informer, ou te rendre jaloux (celle là est pour Justine).
Anyway, comme promis, un petit résumé des dernières soirées fun...
Number one : Halloween. Evidemment, toi qui es resté en France, tu te dis "quelle soirée au mercantilisme poussé à l'extrème, dont le seul but est d'encourager le consumérisme d'une classe moyenne en manque de divertissement face à un monde toujours plus hostile" (d'ailleurs je te félicite pour ton excellent niveau de vocabulaire), mais ici, c'est une vraie fête, qui a toujours pour but de faire acheter des déguisements ridicules à des prix encore plus ridicules, mais qui est ancrée dans la culture locale. Du coup, tout le monde est déguisé, ce qui permet de dégager quelques tendances : les schtroumpfs (ou smurfs comme ils disent dans la langue de Shakespeare) sont toujours à la mode, Buzz l'Eclair a encore beaucoup de succès, les travestis sont une valeur sure, se déguiser en français quand on est britannique est plus compliqué que ce que l'on croit, et Barney Stinson a encore une fois tout compris à la vie : "You know what I love about Halloween? It's the one night of the year chicks use to unleash their inner ho-bag. If a girl dresses up as a witch, she's a slutty witch. If she's a cat, she's a slutty cat. If she's a nurse...she's a slutty nurse!". Et je te le dis, lecteur, ça se vérifie à 100%. C'est cru, violent, pas à montrer aux âmes sensibles, ni à n'importe quelle personne dotée d'un certain sens de la dignité humaine, ni même dans certains cas aux personnes dotées d'yeux en état de marche.
"Et toi?", me diras tu, "Etais tu déguisé? As tu eu la classe qui te caractérise habituellement?". Et à ça, je répondrais : "Oui". Parce que ça se passe de commentaires :
Une autre soirée? Parlons de la Cèilidh. Traduis cela par "bal de danse traditionnelle celtique". Oui, tu as bien lu. Et bien, même si tourner en rond avec une rousse à son bras peut sembler fun au premier abord, à mon goût ça reste limité comme divertissement. Trois heures à tourner dans un sens, puis dans l'autre, puis a taper dans les mains, regardons les choses en face, c'est chiant. Mais Erasmus c'est fait pour découvrir de nouvelles choses non? Nouvelle expérience donc, pour s'imprégner de la culture locale. Et ça explique pourquoi les écossais aiment mettre des jupes qui tournent...
Et allez, tiens puisque je suis lancé, tout petit résumé de la Guy Fawkes Night, aka la fête célébrant un mec qui a voulu faire sauter le roi, le Parlement britannique, et les membres du Parlement qui allaient avec. Je sais, le fait que ce soit une cause de réjouissance m'échappe aussi. Bon forcément, d'un point de vue écossais, ce mec est un héros. N'importe quoi qui fait chier les anglais est une motif de célébration ici. En tout cas, ça a donné lieu à un très joli feu d'artifice sur la plage, et surtout, surtout! puisque qui dit fête en Ecosse, dit cornemuse, à une reprise de We Will Rock You, et de Rocky avec ce majestueux instrument. C'est... musicalement intéresssant, pourrait-on dire si l'on est poli. Totalement à gerber, si l'on est honnête. Chacun choisira son camp.
Hello cher lecteur, voilà enfin l'Article (note la majuscule) que tu attendais avec une impatience qui en devenait insoutenable. Un mois après leur commencement, tu vas enfin entendre parler des Cours en Ecosse. Car oui, tu as peut-être pu l'oublier au vu des différents articles jusque là, mais si je t'ai quitté pour venir ici, te causant une douleur que seule peut atténuer la promesse de mon retour prochain (et si ce n'est pas le cas, t'es plus mon copain), c'est quand même pour étudier. Prépare toi donc, car bientôt, les lectures, tutorials, et autres réjouissances de choix pour mon esprit étudiant avide de connaissances n'auront plus de secrets pour toi!
Mais avant de me lancer dans cette passionnante description (je sais, je fais monter le suspense de façon éhontée. Et oui, j'utilise des mots comme "éhonté". C'est ce qui me différencie du commun des mortels, toi par exemple. Enfin ça et le fait que ma vie à moi est intéressante. La preuve, si la tienne l'était, tu aurais autre chose à faire que de lire cette parenthèse ridiculement longue. Vraiment, je te plains.), une petite explication sur la chanson : elle se retrouve en tête de cet article pour 2 raisons : d'une part c'est à peu près la chanson qui fait le moins penser au travail et à la fac que j'ai pu trouver, et d'autre part, parce que c'est ainsi, et que les gens de la 2ème raison risquerait de m'en vouloir si j'en racontais plus. Histoire de réputation, tu comprends...
Revenons à nos moutons (écossais évidemment), je vais en premier lieu décrire mon emploi du temps (et tu risques de m'en vouloir si tu es encore étudiant), puis je te ferais part de quelques remarques personnelles sur l'Université écossaise. Les juristes apprécieront cette annonce de plan, je n'en doute pas.
L'emploi du temps donc : j'ai très exactement 13h de cours par semaine. Qui se décomposent en 11h de lectures (des cours magistraux), et 2h de tutorials (des sortes de TD, mais en mieux). Tout cela fait que je commence à 10h mercredi, jeudi et vendredi (sauf un mercredi sur deux ou je commence à 9h. Je suis à 2 doigts de faire grève tellement c'est tôt.), et que je commence à midi le lundi et mardi. Ces deux jours sont d'ailleurs très intenses, puisque je finis à 13h tous les jours, sauf le jeudi... Je sais, ça fait peu, et j'anticipe les réactions "Pff Erasmus, c'est vraiment des glandeurs" (oui Clem, c'est de toi que je parle là), mais au final j'ai autant de cours que n'importe quel étudiant en droit local. Evidemment tu te doutes bien qu'il y a du travail à faire à côté, et la bibliothèque est donc mon amie. Bibliothèque ouverte jusqu'à 22h tous les jours d'ailleurs, même le dimanche (Laet et Mélo, ça vous fait rêver non? Même si ici personne ne porte des socquettes et des souliers vernis évidemment. Désolé pour la private joke, mais je ne peux parler de BU sans y penser. Et au moins, je suis sur de faire sourire au moins 2 personnes grâce à cet article)
Sinon, les cours magistraux, sont des cours magistraux : un amphi plus ou moins attentif, un prof plus ou moins intéressant (et plus ou moins compréhensible pour nous autres pauvres étrangers), et des cours plus ou moins bien pris. Les TD par contre, changent de la France, puisqu'on est par groupe de 10, ce qui fait que parler devient bien plus facile, et l'interactivité y gagne grandement. Revers de la médaille, si t'as pas bossé, à 10 ça se voit forcément, pas moyen de se cacher.
Evidemment, tout n'est pas au rose au pays du chardon : le côté "égalité des chances" propres aux universités françaises prend là une immense claque dans le nez. Le coût d'une année d'études est abusément chère pour les étudiants locaux, tu ne peux littéralement pas travailler si tu n'as pas un ordinateur à disposition, et, mauvaise surprise, dans chaque cours il est obligatoire d'acheter des handouts, et des textbooks. En gros, des polys et des bouquins de cours. Voilà les miens par exemple :
Tout ça m'a couté en tout plus d'une centaine de livres sterling, puisque, dernière édition oblige, la plupart des livres ne peuvent être achetés d'occasion. Et forcément, à la BU, ils sont empruntés en permanence. En gros, si t'es pauvre, non seulement tu vas en chier pour t'inscrire, mais en plus tu vas en chier pour pouvoir étudier correctement.
Une autre chose qui change de la France : chaque matière est assurée par au moins deux profs, qui se relaient selon les cours. Mais, pendant que l'un fait son cours, l'autre est dans la salle, et prend des notes également. C'est très bizarre, on dirait qu'ils sont intéressés par leur propre cours. Différence fondamentale d'avec les profs français, tu en conviendras.
Et dernier point, chaque prof ou presque fait son cours avec des Powerpoints projetés simultanément sur le mur. Et, toi tiens bien, le projecteur marche à chaque fois! Dépaysement garanti.
En tout cas, pour moi, tout se passe bien, la barrière de la langue n'est la plupart du temps pas trop difficile à enjamber, et au pire, si je me suis ruiné en bouquins chiants, c'est bien pour rattraper ce que je n'ai pas compris!
PS : si tu voulais des photos de soirées, désolé de te décevoir, mais ce blog restera strictement politiquement correct. Ce qui arrive après le coucher du soleil restera dans l'obscurité. En plus, pense au souci que se feraient mes pauvres parents, si je commençais un article par "Welcome to Tijuana..." J'espère que tu saisiras ce que je veux dire par là... ;)
Update : my man Joseph en pleine concentration pendant un passionnant cours sur le Conseil Européen. Ca vaut le coup d'oeil :
And you're singing the song, thinking this is the life
And you wake up in the morning and your head feels twice the size
On pourrait croire que cette chanson a été écrite pour cet article, puisqu'elle s'y rapporte en 3 points : elle parle de réveils difficiles, est chantée par une chanteuse au sommet de la culture écossaise, et, last but not least, parce que de nombreuses fois au cours du weekend on a pu se dire "C'est ça la vie!" (par exemple, assis au soleil, entre amis, au coeur d'Edimbourg, un burger à la main (le 4ème du weekend), et qu'un musicien nous joue un air de cornemuse. Situation jouissive au possible, tu devrais essayer un de ces jours)
Mais reprenons les choses dans l'ordre. Après, comme précisé précédemment, un réveil difficile, arrêt chez Starbucks pour boire quelque chose de chaud avant d'entamer la journée. Et on peut dire tout ce qu'on veut sur les firmes américaines multinationales qui tuent la culture locale, mais ils savent te mettre à l'aise. Se lever de ces canapés a été une réelle épreuve, mais rester toute une journée dans un café américain a Edimbourg n'aurait pas été génial pour écrire un article intéressant sur ce blog, et donc, pour toi, et uniquement pour toi lecteur, je me suis mis en marche vers la première destination de la journée : la National Gallery of Modern Art, et son parc qui est lui même une oeuvre d'art.
Car oui, lecteur, plutôt que tous ces artistes teeeeeellement vus et revus (Picasso? Pfff encore?), nous avons préféré nous tourner vers... disons des formes d'art plus inhabituelles : par exemple, Damien Hirst, dont les oeuvres impliquent des photos de têtes coupés, des boites de médicaments, et des points de couleur. Un génie, donc. Et sans aucune ironie pour une fois, j'ai vraiment beaucoup aimé ce mec qui est, sans aucun doute, totalement barré. Pour preuve, son oeuvre majeure :
Oui, c'est un vrai mouton dans du formol. Si ça n'est pas une preuve de génie, alors le génie n'existe pas.
Une fois remis de toutes ces émotions, nous voilà de nouveau en route vers la suite de nos aventures. Enfin évidemment, tu t'en doutes, pause repas, et donc comme expliqué plus haut, burger, soleil, cornemuse, kif total.
Au programme de l'après midi : The National Museum Of Scotland, soit l'histoire de l'Ecosse du Jurassique à Colin McRae. 7 étages de vitrines placées de façon déconcertante, rendant la visite quelque peu aléatoire si l'on tente de suivre l'ordre chronologique. En plus, à cause de certaines des filles présentes (enfin toutes en fait), qui voulaient absolument aller faire du shopping, et profiter des midseason sales (la plus belle invention à destination des femmes depuis celle de la machine à laver apparemment. Oui, non seulement je fais de l'humour, mais en plus je prends le risque de me faire lyncher à coups de bottes achetées à moins 50%), le temps imparti à la visite a été ridiculement réduit, en m'empêchant de jouer aux nombreux jeux pour enfants. Heureusement, avec Camille, on a quand même eu le temps de reconstruire un superbe vase moyenâgeux :
Génial non?
Nous touchons donc à la fin de ce voyage, après quelques moments de shopping habilement esquivés par la partie masculine de notre troupe, il était temps de se faire un dernier petit restaurant (parce que certain(e)s trouvaient que manger des hamburger, ça suffisait. Totalement incompréhensible, je sais), et de sauter dans le bus, grand moment de sommeil général, pour revenir sains et saufs à Aberdeen, prêts à attaquer une nouvelle semaine.
Et tiens, nouveau moment de philosophie, les pavés d'Edimbourg sont vraiment pleins de surprises :
Ah, everybody was juiced, you can, bet your soul They did the boogie-woogie, with a sturdy roll They mess around They doin' the mess around
Voilà, mon ami Ray est le premier artiste à avoir l'honneur de figurer deux fois dans ce blog, mais cette chanson retrace quand même parfaitement l'ambiance de ces deux derniers jours : un très joyeux (et bruyant) bordel, avec de l'action, de l'amour, de la haine, des alliances, des mystères, des coups bas, de la malbouffe, et peu de sommeil. Oui, tu l'as compris, ce weekend a été un vrai condensé de tout ce qu'on peut retrouver de mieux dans une vie (ou dans Secret Story, si ta vie réelle n'est pas aussi exceptionnelle que la mienne. Ce qui est fort probable).
Mais, commençons par le commencement, pour ceux qui ne sont pas au courant, j'étais à Edimbourg ce weekend, en compagnie de 8 autres français (dont la sublime et absolument parfaite Mathilde. Oui elle m'a forcé à écrire ça. Pauvre de moi.), parés à se la jouer touristes relous. A noter que le seul élément international prévu ce weekend (un canadien, anglophone je le précise) a eu la grippe A. Ce qui prouve que les français sont quand même plus forts, plus résistants, et plus géniaux que tous ces pauvres étrangers.
Nous voilà donc au départ, samedi à 6h30 du matin, dans la nuit d'Aberdeen. Voyage sans histoires, si ce n'est le froid qui a gelé les rares neurones que nous gardions en état de marche à cette heure plus propice aux lits douillets qu'aux bus écossais. Mais, point positif de ce départ avant l'aube, cela nous a permis de voir le soleil se lever sur la baie de Dundee, vision sublime au possible. D'ailleurs, qui n'a pas vu l'aube à Dundee ne sait pas ce qu'est la beauté. Si tu trouves que j'en fais trop, tape 1. Si tu penses que je suis sérieux, tape 2, et quitte ce blog immédiatement, puisque tu ne me connais absolument pas.
Arrivée à Edimbourg à 9h30, sous un magnifique soleil, dont on a habilement profité en allant prendre le petit déjeuner chez McDonald's. Ensuite, montée vers le chateau d'Edimbourg, que certains d'entre nous sont allés visiter. Je n'en faisais pas partie, découragé par le billet à 12£, et les 200 personnes faisant la queue à la caisse. Ce chateau domine la ville de façon assez impressionnante, et donnerait une vue géniale si je savais prendre une photo correcte. En tout cas, pour le moment, contente toi de ça :
Nous partîmes donc nous promener, à la visite de cette prodigieuse cité :
Bon, je rigole, en fait tout ce qu'on a fait c'est passer une heure à regarder un spectacle de rue d'un australien totalement déjanté, au talent incontestable et à la bonne humeur communicative. D'ailleurs mon ami Joseph a non seulement pris part à ce spectacle, mais a tellement apprécié qu'il a décidé de remercier ce brave homme de façon plutôt intime. Je n'en dirais pas plus, pour ne pas divulguer les tendances de Joseph, mais aussi parce qu'il faut que j'attende que la vidéo soit sur Youtube, c'est tellement plus drôle avec des images.
En tout cas, notre ami australien a eu l'air de beaucoup apprécier.
Ensuite, un arrêt chez Wannaburger (vainqueur d'un Scottish Restaurant Awards 2009) et montée dans le Scott Monument (61 mètres, 287 marches, dont certaines carrément étroites. Je ne veux pas balancer, mais certaines ont eu quelques problèmes pour arriver en haut... n'est ce pas Mathilde?)
Au programme par la suite, dernière visite de la journée, le Royal Botanic Garden. Un jardin immense, avec de très grandes serres, et plein de plantes sympas. Mais pas aussi sympas que les nombreux écureuils, que toutes les filles présentes ont trouvé troooooooooop mignons, sans s'intéresser aucunement à la plus grande collection de rhododendrons d'Europe (authentique).
Finalement, direction l'auberge de jeunesse, où l'on peut dire que grâce à la prévoyance de certains membres du groupe, il a plu des spaghettis, et neigé de la viande hachée. Ce fut le point de départ d'une excellente soirée, riche en émotions, mais que pour la tranquillité d'esprit de certains lecteurs, je ne narrerais point. Si tu trouves ça nul, blâme ma Maman (que j'aime très fort).
Dès demain, rapport sur la journée de dimanche, en attendant, un peu de philosophie :
Hier était le jour de la chasse au monstre (ou du moment touriste de base de ce séjour, au choix) puisque la International Society organisait une sortie au Loch Ness (entre autre). C'est donc cette journée au combien épique que je vais te conter maintenant, plutôt que de te raconter mes cours comme prévu, puisque, regardons les choses en face, les études sont quand même moins intéressantes qu'un éventuel monstre préhistorique non?
Cette journée a pourtant fort mal commencé, puisque non seulement le départ était à une heure indue (8h du matin... ou comme qui dirait, à l'aube), mais en plus s'est fait sous un temps à me faire regretter ma Lorraine natale (qui n'est, tu en conviendras, pas spécialement l'endroit le plus sec au monde). Départ donc, malgré tout, pour 2h30 de bus, qui ont été d'un inconfort particulier, puisque ces machines diaboliques ne sont toujours pas prévus pour les gens (comme moi) mesurant un tout petit peu plus qu'une taille ridiculement basse (comme toi). Et au passage, la campagne écossaise ressemble beaucoup à la campagne lorraine, des champs et des petites collines, et encore des champs avec encore des petites collines (sauf que ya des moutons à la place des vaches, mais ce ne sont pas des moutons qui vont me faire sentir du dépaysement...)
Bonne surprise, arrivée à Inverness (si tu veux savoir ou c'est, Google est ton ami) sous un soleil éclatant, à défaut d'être chaud.
Le moment donc pour une petite photo très cliché, mais bon, parfois les clichés sont nécessaires (au passage, tu découvres une petite partie de l'énorme colonie française d'Aberdeen : Mathilde, Joseph et Maud. Les 2 filles sont grenobloises, le 3ème est strasbourgeois. Si j'ai la motivation et que ça t'intéresse, un présentation plus détaillée pourra être envisagée)
Magnifique non?
Ensuite, direction le bateau, pour une petite promenade sur le Loch :
D'ailleurs, à défaut de voir Nessy on a pu constater quelque chose de tout aussi génial qu'un dragon vivant dans un lac : la crise économique oblige le Père Noël à travailler comme capitaine de bateau sur le Loch Ness (copyright Joseph pour ce trait d'humour) :
Cette charmante balade en bateau nous a conduit vers le chateau d'Urquhart, 2ème étape de la journée :
Débarquement donc, et visite des ruines :
Cette visite a aussi donné lieu à une des réflexions de l'année, de la part d'un des grenoblois présents, et dont je tairais l'identité, par respect pour lui (c'était Christopher). En regardant un des panneaux d'explications jalonnaient les ruines, il s'est exclamé : "Ah mais c'est du braille! Je pensais que c'était que du gaélique". Je sais, c'est effrayant. D'ailleurs, pour que plus jamais cela ne se reproduise, il faut que la recherche avance. Pour cela, tu peux m'envoyer des dons, même de quelques euros. Chaque contribution, même minime, est plus que nécessaire!
Après un dernier regard sur le Loch, reprise de la route vers le champ de bataille de Culloden. Cette dernière partie était quelque peu décevante, puisque, ce champ de bataille était...un champ. Avec des drapeaux pour marquer les positions des différents camps, mais un champ quand même. Et quelques pierres indiquant qui étaient les belligérants :
Et voila, retour à Aberdeen, 2h30 de bus encore une fois, sauf que cette fois on a eu droit à Toy Story dans le bus. Pourquoi? Bonne question.
Voilà pour cette intense journée! Evidemment, c'est un résumé, puisque je passe sur les nombreuses stupidités qui ont été dites, faites, et sur la soirée crêpes chez Mathilde qui a suivi (cadre de très nombreuses autres stupidités)